News: ISRAEL - LE POULET PASSE DU LOW COST AU HIGH COST
Par Dan Assayah
Rubrique: Consommation
Publié le 29 avril 2008 à 09:57
Les Israéliens vont-ils devenir végétariens et se rationner en poulet ? Le journal Maariv a mis cette information en première page. Daniel Haïk ce matin en parle en s’amusant dans sa rubrique presse sur les ondes du 94.8 FM. Quel est l’événement qui mobilise autant de journalistes et la classe politique isarélienne ?
Selon Guysen qui nous en parle : “le prix du poulet a doublé en Israël en quelques semaines”.
Alors qu’au mois de février, il se situait entre 10 et 14 shekels le kilo, grâce notamment à la forte concurrence instaurée par le groupe Rami Levi, il se trouve maintenant dans une fourchette de 20 à 25 shekels le kilo.
Les raisons de cette augmentation ne sont pas claires, aucune pénurie n’étant annoncée dans ce secteur dans le cadre de la crise alimentaire mondiale”.—
ISRAELVALLEY et le POULET (notre récent article):
Du poulet low-cost en Israël ? En fixant le prix du kilo de poulet à 27 centimes d’euro, les magasins de la chaîne de supermarchés Shivouk Hashikma de Rami Lévy ont déclenché les hostilités.
Ses concurrents décident de répondre à la provocation par la guerre. Ce qui n’aurait dû être qu’une querelle entre épiciers de quartier devient bien vite une guerre généralisée. Les géants de la distribution, Supersol et Riboua Kahol, décident, une fois pour toutes, de faire la leçon au trublion de la distribution israélienne.
Très vite, la baisse des prix se propage à Jerusalem où Rami Lévy concentre la majorité de ses supermarchés. Dès lors, plus rien ne freinera la baisse du prix du poulet.
Chez Mega (du groupe Riboua Kahol), le kilo de poulet frais s’affichait à 0,89 shekel (16 centimes) en fin de semaine! Et la baisse ne s’arrête pas au poulet; du coup, c’est une baisse généralisée sur les principaux produits de base comme fruits, légumes, conserves, poisson, entretien, etc.
Pour le consommateur israélien, il n’y a pas de temps à perdre : c’est la ruée dans les supermarchés! Ces derniers jours, faire ses courses à Jérusalem aura été un véritable parcours du combattant, notamment au rayon de la viande où la queue s’allongeait sur plusieurs dizaines de mètres.—




