News: ISRAEL SYRIE - GUERRE & PAIX - La Syrie aurait concentré des forces terrestres en contrebas de la Vallée de la Bekaa.
Par Maxime Perez à Tel-Aviv
Rubrique: Editorial
Publié le 3 avril 2008 à 09:33
SPECIAL ISRAELVALLEY - Inquiétantes nouvelles sur le front Nord. Alors que l’éventualité d’une attaque du Hezbollah contre Israël se fait de plus en plus précise, la Syrie aurait concentré d’importantes forces terrestres en contrebas de la Vallée de la Bekaa.
S’agit-il d’un énième bruit de bottes destiné à servir la guerre psychologique que se livrent les belligérants de la région ou d’indications sérieuses qui laissent présager une escalade imminente, toujours est-il que des rapports alarmants se multiplient en provenance du Liban et de la Syrie.
Le dernier en date émane du quotidien arabe basé à Londres “Al Quds al Arabi”.
Citant des sources à Damas, le journal affirme que la Syrie aurait rappelé d’importantes troupes de réserve, craignant que Tsahal ne réagisse vigoureusement à une attaque du Hezbollah, que nombreux jugent d’ampleur et imminente contre le territoire israélien.
Ainsi, en plus d’exercices de grande envergure que mèneraient actuellement les réservistes de l’armée syrienne, le régime de Bachar el Assad aurait déployé ces derniers jours d’importantes forces le long de sa frontière ouest avec le Liban,notamment dans la région de la Bekaa et à proximité de l’axe routier qui relie Beyrouth à Damas. Une zone stratégique en cas de conflit.
Ce même rapport se veut par ailleurs extrêmement précis sur le nombre de forces en présence: 3 divisions d’infanterie, 9 divisions blindées, sans oublier des éléments des forces spéciales syriennes. Plus que jamais, Damas serait donc en état d’alerte maximal et scruterait les moindres mouvements de Tsahal sur sa frontière nord.
La Syrie, qui déclarait encore le week end dernier à l’occasion du sommet de la Ligue arabe, qu’Israël n’était pas intéressé par la paix, envisage donc clairement de s’opposer à toute tentative d’incursion de l’Etat hébreu en territoire libanais.
Info ou intox, l’information paraît plus que crédible dans le climat géopolitique actuel et un scénario catastrophe tout à fait envisageable. Deux mois après l’assassinat attribué au Mossad de son chef militaire Imad Mougnieh, il subsiste peu de doutes sur le fait que le Hezbollah travaille sa riposte et attend le moment opportun pour sortir de l’ombre. Et il est fort à craindre que la Syrie en sache bien plus, ce qui expliquerait sa soudaine agitation.
Côté israélien, les dernières estimations du renseignement militaire sont catégoriques. Le réarmement massif de la milice chiite poursuit son cours, avec désormais un arsenal reconstitué de roquettes et missiles qui menacerait directement Dimona et par extension les deux tiers d’Israël, soit 85% de sa population civile. Par ailleurs, d’après de hauts responsables de Aman, l’activité du Hezollah et de ses hommes serait montée crescendo à tous les niveaux, au nord comme au sud du fleuve du Litani. Une information confirmée cette semaine par le commandement de la FINUL.
En visite mardi à la frontière israélo-libanaise, le ministre de la défense Ehoud Barak déclarait en pointant du doigt le pays du Cèdre: “nous observons une vue calme et paisible, mais nous savons aussi qu’une grande agitation se trame en souterrain”
Et d’avertir aussitôt les miliciens chiites: “Nous ne recommandons à personne de l’autre côté de la frontière de nous tester”. —


