News: Israël - Comment Israël tente d'attirer les millionnaires juifs ? Réponse : un package fiscal.
Par David Rosenfeld
Rubrique: Fiscalité
Publié le 1 avril 2008
Le package fiscal alléchant signé le 13 mars 2008 par Jérusalem pourrait inciter les super riches à venir en Israël.
La recherche de nouveaux moyens de promouvoir l’immigration juive en Israël a amené les politiques de Jérusalem à cibler un nouveau groupe d’immigrants potentiels: les millionnaires et milliardaires.
En effet, avec un tissu de conventions multilatérales, de procédures transfrontalières de contrôle des flux bancaires et une chape de nouvelles taxes, il n’est plus bon d’être fortuné. Dernier en date, Londres vient de publier une nouvelle taxe de £30,000 par an pour les millionnaires résidant au Royaume-Uni.
Le milliardaire israélien Lev Leviev, dernier arrivé à Londres puisqu’il s’est installé il y a tout juste quelques mois avec femme et enfants a dû être surpris par cette nouvelle réforme qui lui en coûtera au minimum £100,000 par an. Va-t-il revenir en Israël avec ce nouveau package ?
En détail, le package fiscal du 13 mars permettrait d’alléger la taxation sur les points suivants :
- Toutes sources de revenus perçues à l’étranger pour une période de 10 ans ne seront pas taxables.
- Les immigrants célibataires ne paieront pas d’impôt sur le revenu pendant la 1ère année d’installation.
- Les nouveaux immigrants ne paieront pas d’impôts sur leurs revenus israéliens pour une période de 10 ans.
- Les revenus réalisés à l’étranger n’auront plus à être déclarés, au revoir la worldwide taxation.
- Les sociétés dirigées par des nouveaux immigrants seront exemptes de taxes pendant une certaine période, afin d’inciter les immigrants à venir avec leur société sous le bras.
- Ceci à ajouter à la possibilité de louer un bien en Israël sans taxation dès lors que la rente est inférieure à 7300 Shekels.
Depuis le 13 mars, ce plan généreux d’incitations financières inauguré par le Ministère israélien des Finances a fait germer des intentions parmi les juifs qui cherchent à découvrir la Terre Sainte ou à revenir après avoir fait fortune en Californie ou à New York par exemple.
Le nouveau plan fiscal peut notamment se révéler attractif pour les Israéliens du secteur high-tech qui pourraient être à la recherche de moyens de rentrer au pays après avoir établi leurs activités à l’étranger.
La réforme israélienne arrive à point nommé dans un tissu fiscal mondial de plus en plus complexe et dispendieux.—
xl






