News: ISRAEL ECONOMIE SPECIAL - : Le Shekel fort améliore les ratios financiers d’Israël.
Par David Rosenfeld
Rubrique: Banque & finance
Publié le 18 mars 2008 à 08:06
Tandis que les exportateurs israéliens n’en peuvent plus de voir le dollar s’effondrer, c’est le Gouvernement qui se frotte les mains.
En effet, ce qui fait le souci des uns peut ravir les autres. Car la chute du dollar et l’appréciation du Shekel israélien ont par effet mécanique fait fondre la dette extérieure d’Israël par rapport à son PIB.
Ce ratio très suivi (le debt :GDP ratio) a été un des points majeurs relevés par le FMI dans sa dernière analyse économique et conjoncturelle du pays.
Alors que le satisfecit était de mise, les analystes du FMI ont souligné le seul point noir de l’économie israélienne : le poids de sa dette extérieure.
Ils recommandent au gouvernement israélien de poursuivre sa politique de baisse des dépenses publiques.
Ainsi, le FMI demande à Israël d’abaisser ce ratio à hauteur de 60% du PIB avant 2015, selon les critères en vigueur en Europe. Et bien ceci devrait être le cas d’ici 2012, s’est engagé Ronnie Bar-On, le ministre israélien des Finances.
Ce ratio dette/PIB atteignait 82% fin 2007 et il est désormais inférieur à 75% aujourd’hui grâce au renforcement du Shekel. Ceci s’explique simplement parce que plus de 20% de la dette nationale est libellée en dollars.
Une telle fonte du ratio dette/PIB était inespérée et pourrait rapidement impliquer un upgrade du rating d’Israël par les agences de notation S&P et Moody’s.
Récemment upgradé à « Single A », Israël pourrait se voir offrir une note de « Double A – AA » dès 2008. Le « Triple A –AAA » ne pourra être atteint que si le ratio est inférieur à 60%.
Les avantages sur les marchés financiers de tels upgrades de la notation de crédit du pays sont fondamentaux.
Ce sera le cas sur le marché obligataire dont les intérêts versés par l’emprunteur sont liés à sa capacité de rembourser et au risque pays. Ainsi, ce prestige va permettre à Israël de changer de « poule » et de payer beaucoup moins cher ses emprunts obligataires d’Etat et corporate.
Des emprunts obligataires à prix raisonnable, c’est donc un levier supplémentaire pour l’expansion économique du pays.
Ceci bien sûr devrait de nouveau renforcer le Shekel face aux autres devises, affaiblissant le pays sur le plan des exportations du fait d’une monnaie trop chère.—
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