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News: Israë aul SALON du LIVRE - Le marché du livre en Israël : 6 866 titres ont été publiés en 2006, dont 5 900 en langue hébraïque.

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Par Nathalie Harel à Tel-Aviv
Rubrique: Livres
Publié le 18 mars 2008 à 07:12

Le marché du livre en Israël se caractérise par son dynamisme : 6 866 titres ont été publiés en 2006, dont 5 900 en langue hébraïque. Fidèle à son habitude, le Bureau International de l’Edition Française (BIEF) a commandité une étude sur le marché de l’édition du pays invité au Salon du Livre. Cet état des lieux a été réalisé par le jeune écrivain israélien Moshe Sakal.

IsraelValley en donne les principaux enseignements afin d’apporter un éclairage économique sur un petit pays « qui écrit, publie et lit beaucoup »…

Quel est le poids du marché israélien de l’édition ?
Selon le BIEF, le marché du livre en Israël affiche un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards de shekels (dont 38% concernent des livres scolaires et 15% des livres religieux), soit un total de 35 millions d’exemplaires commercialisés dans 1 500 points de vente.

Ce marché se caractérise par son dynamisme : 6 866 titres ont été publiés en 2006, dont 5 900 en langue hébraïque. La profession estime qu’en moyenne 80 nouveautés sont proposées chaque semaine en librairie. Selon « Haaretz », les Israéliens achèteraient en moyenne cinq livres par an. Le prix moyen d’un ouvrage s’élève à 55 shekels (80 shekels en littérature). Par ailleurs, la littérature israélienne s’exporte bien et le marché de la traduction est en plein essor.

Quels sont les principaux défis ?
Pour maintenir son équilibre, l’édition israélienne doit faire face à plusieurs problèmes. Le secteur souffre d’une surproduction pour un pays de 6,8 millions d’habitants. Les tirages moyens « ne dépassent guère les 2 000 exemplaires nécessaires pour apparaître dans les listes de meilleures ventes, quand ce chiffre était d’au moins 20 000, il y a quelques années », écrit Karen Politis du BIEF, en citant l’enquête sur l’édition israélienne réalisée par le jeune écrivain israélien, Moshe Sakal. En outre, de nombreux éditeurs se plaignent de l’absence de législation régissant le marché de l’édition. «Si des divergences de point de vue existent sur la nécessité de mettre en place une loi sur le prix fixe du livre, tous en revanche semblent s’accorder sur la nécessité de baisser la TVA sur le livre ».
Quels sont les travers du système actuel ?
Paradoxalement, si le livre reste un produit cher en Israël, « l’immense majorité des livres – y compris les nouveautés – est vendue en promotion ». Le recours systématique aux promotions a renforcé la position de deux grandes chaînes de librairies – Steimatzky et Tzomet Sefarim - au détriment des librairies indépendantes. Enfin, le secteur se caractérise par sa concentration et un petit nombre d’acteurs dominent le marché. Ainsi, les deux grandes chaînes de librairies détiennent des parts dans l’actionnariat des principales maisons d’édition du pays : Steimatzky chez Keter Sefarim et Tzomet Sefarim chez Kinneret Zmora-Bitan Dvir. Une situation qui pousse souvent les grands distributeurs à promouvoir tel livre plutôt que tel autre… En tout état de cause, le système actuel affecte l’ensemble de la filière : les lecteurs israéliens qui ne connaissent que les livres vendus au rabais ; les maisons d’édition et les librairies de quartier contraintes de rogner sur leurs marges ; et les auteurs qui souffrent de pouvoir se rémunérer correctement sur la vente de leurs livres….
A quand un changement de législation ?
Une réunion s’est tenue à la Knesset le 13 février 2008, au sujet d’un projet de loi sur le prix fixe du livre. A en croire Racheli Edelman, présidente de l’Association des éditeurs israéliens, citée par le BIEF, ladite rencontre a fait état des « effets positifs de cette loi, dans les pays européens où elle est appliquée ». « Mais il faudra encore beaucoup de temps avant que les mentalités ne changent. Nous n’en sommes qu’au début des négociations pour convaincre les députés que cette loi ne rendra pas le livre plus cher pour le consommateur et qu’elle est nécessaire pour assainir l’ensemble de la branche ».--

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