News: ISRAEL EUROPE - Il ne sera pas simple d'amener à la même table, le 13 juillet, le Maroc et l'Algérie, Israël et nombre de pays arabes.

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Par Israelvalley Desk
Rubrique: Actualité
Publié le 15 mars 2008 à 09:24

Les 27 à bord de l’Union pour la Méditerranée. Joseph LIMAGNE dans Ouest France : “Peu après minuit, hier matin, c’est un chef de l’Etat fatigué, à la voix éraillée, mais ostensiblement satisfait, qui est venu annoncer l’adoption d’un « compromis », précisant : « C’est difficile de faire l’Europe sans compromis. » Neuf mois après son élection, quatre mois avant le début de la présidence française de l’Union, Nicolas Sarkozy apprend les us et pratiques du travail communautaire.

Une fois de plus, Angela Merkel a joué un rôle clé. Elle avait été la première à s’inquiéter de l’idée initiale d’une Union de la Méditerranée réduite aux vingt-deux pays riverains, plus le Portugal, la Jordanie, la Mauritanie. Nos partenaires du Nord et de l’Est avaient fait valoir qu’ils étaient tous concernés et qu’il existait déjà un processus euroméditerranéen, lancé en 1995 à Barcelone. Mais c’est précisément parce que « Barcelone ne fonctionnait pas » qu’il fallait inventer autre chose, a plaidé le président français.

Aujourd’hui, il se défend d’avoir jamais voulu tenir à l’écart les Européens non riverains de la Méditerranée. Il souhaitait, au départ, que chacun puisse participer « sur la base du volontariat ». Depuis que la chancelière et lui se sont mis d’accord « à 100 % », le 3 mars, à Hanovre, les choses sont claires. Chacun des Vingt-Sept en sera. Le projet de Nicolas Sarkozy rentre dans le cadre européen. Le processus de Barcelone acquiert une nouvelle dimension sous le nom d’Union pour la Méditerranée. Dès lors, la majorité des pays ont accueilli « avec enthousiasme » la présentation qu’il en a faite avec l’appui de la chancelière.

Pour que cette nouvelle phase euroméditerranéenne connaisse un meilleur succès que la précédente, elle reposera, a précisé le président français, sur quelques projets précis. Trois bénéficient déjà d’un consensus parmi les Vingt-Sept : la dépollution de la Méditerranée, le renforcement de la surveillance du trafic maritime, la sécurité civile (incendies de forêts, séismes). Paris souhaite fort promouvoir des bourses de type Erasmus au bénéfice des pays de la Méditerranée et améliorer la coopération scientifique déjà existante entre les deux rives.

Nicolas Sarkozy ne cache pas que bien des difficultés subsistent. Il ne sera pas simple d’amener à la même table, le 13 juillet, le Maroc et l’Algérie, Israël et nombre de pays arabes, par exemple. Il faudra, note-t-il, « trouver un certain nombre d’astuces pour que chacun se sente à l’aise ».—

Joseph LIMAGNE.

Source: http://www.ouest-france.fr

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