SARAH TOURS: Voyage en Israel

SAVE THE DATE: Rencontres sur la Sécurité le lundi 16 novembre 2009 News: ISRAEL SALON DU LIVRE - Pourquoi les écrivains israéliens doivent rêver d'être chinois, ou... arabes ?

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Par IsraelValley Presse
Rubrique: Revue de presse
Publié le 12 mars 2008 à 19:25

Il y a des jours où les écrivains israéliens doivent rêver d’être chinois, ou… arabes. A-t-on reproché à un écrivain pékinois les exactions de son gouvernement au Tibet ou les pendaisons de Ouïgours ?

Les Echos.fr : “A-t-on tenu un écrivain jordanien pour responsable du massacre des Palestiniens (25.000 morts) par l’armée du « Petit Roi » Hussein pendant l’épisode de Septembre noir (1970) ? C’est ainsi. Dès qu’il est question d’Israël, les esprits s’échauffent. Le Liban, l’Arabie saoudite, l’Iran, le Maroc, la Tunisie, le Yémen…, figures de proue de la démocratie et des droits de l’homme, ont décidé de boycotter le Salon du Livre (14-19 mars), qui a invité cette année Israël, pour protester contre sa politique à l’égard des Palestiniens. Peut-être faut-il incriminer le lieu, la Porte de Versailles. Déjà, au Salon de l’Agriculture, les esprits s’étaient échauffés.

Mesures de sécurité renforcées, présence policière accrue, risques de manifestations en tout genre : lire est un sport dangereux. Le Syndicat National de l’Edition (SNE) est navré. Il croyait bien faire. Israël célèbre les soixante ans de sa naissance, sa littérature est riche, nerveuse, à fleur de peau. Les écrivains israéliens sont majoritairement – voire à l’unanimité – partisans d’une paix négociée avec les Palestiniens. Partisans de la paix, oui, pacifistes, non. Ils savent, à l’instar de David Grossman (lire ci-contre) que la détestation d’Israël et des Juifs est antérieure à l’occupation des territoires. Et qu’elle se poursuivra une fois la paix signée. Ils font un pari pascalien, voilà tout. Cela vaut toujours la peine de discuter avec David Grossman, Amos Oz, Avraham B. Yehoshua – ou de les lire -, ils ont des choses à dire.

Tout le monde n’est pas tombé dans le panneau du boycott. « Je distingue bien la politique d’un Etat de ses écrivains », a déclaré Tahar Ben Jelloun au « Journal du dimanche ». Le bon sens.

Les organisateurs du Salon ont beau insister sur les nouveautés, le parcours « Lectures de demain » destiné à tester les nouveaux outils de lecture numérique – e-book et encre numérique, téléphonie mobile, blogs -, rappeler l’importance des stands dédiés à la BD, aux mangas, etc., tout le monde a le regard tourné ailleurs”.—

Source: Les Echos (Copyrights)

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