ACTUALITÉ CCFI: SAVE THE DATE : 8E RENCONTRES ÉCONOMIQUES ET TECHNOLOGIQUES - 17 NOVEMBRE 2008 News: ISRAEL SHOAH - Le Prix Nobel Elie Wiesel, invité de marque pour la célébration des 60 ans d’Israël.

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Par Nathalie Harel à Tel-Aviv
Rubrique: Actualité
Publié le 8 mars 2008 à 09:50

Le prix Nobel de la Paix et survivant de la Shoah, âgé de 79 ans, sera l’une des douze personnalités à allumer une torche en l’honneur des 60 ans de l’Etat hébreu.

Cet allumage particulier sera placé sous le signe des enfants d’Israël. Onze autres figures israéliennes, sélectionnées pour leur contribution au monde de l’enfance, participeront aux côtés d’Elie Wiesel à cette cérémonie.

En octobre 2006, le Premier Ministre israélien Ehud Olmert lui avait proposé le poste de Président de l’Etat d’Israël, en remplacement de Moshe Katsav. Elie Wiesel avait refusé l’offre en expliquant qu’il n’est « qu’un écrivain ».

En SAVOIR PLUS
Eliezer Wiesel a une enfance heureuse à Sighet, dans la région de Marmatie (Roumanie) d’abord épargnée par la guerre. Mais à 15 ans, il est déporté avec sa famille par les nazis à Auschwitz-Birkenau, puis Buchenwald. Il y perdra plusieurs membres de sa famille (ses parents, sa sœur).

Libéré par les Américains, il passe une dizaine d’années en France, durant lesquelles il fait des études de philosophie à la Sorbonne. Il devient journaliste dans le quotidien israélien Yediot Aharonot, ce qui lui permet de parcourir le monde et de rencontrer d’importantes personnalités, des artistes, des philosophes, et des chefs d’états ; il se lie d’amitié avec François Mauriac (qui l’aidera à publier sa toute première œuvre, La Nuit) et Golda Meir.

À trente ans, il commence à décrire son expérience concentrationnaire, à témoigner pour les martyrs de la Shoah. Ainsi commence une longue bibliographie. Outre une quinzaine de romans, Elie Wiesel est l’auteur de deux pièces de théâtre, de nombreux essais traitant de sujets d’actualité, de judaïsme (avec notamment la série des Célébrations : hassidique, biblique, talmudique, prophétique, en attendant un prochain volume « mystique »), le lien entre tous ces ouvrages se situant dans la défense de la Mémoire. Plus qu’un romancier, un dramaturge ou un essayiste, Elie Wiesel se définit avant tout comme un « conteur ».

Devenu citoyen américain en 1963, il obtient une chaire en sciences humaines à l’université de Boston. Il a entre autres soutenu la cause des juifs d’Union soviétique. Il se marie à l’âge de 41 ans et est père d’un enfant.

Il fonde en 1980 le conseil de l’Holocauste américain. Décoré en 1984 en France de la Légion d’honneur, ayant reçu la Médaille du Congrès américain, fait docteur honoris causa par plus de cent universités, il reçoit le Prix Nobel de la Paix en 1986. Il préside, depuis sa création en 1993, l’Académie universelle des Cultures.

Ses œuvres ont également reçu plusieurs prix littéraires.

Le 12 mars 2003, il écrit dans le San Francisco Chronicle1 : « Bien que je sois opposé à la guerre, je suis favorable à une intervention quand aucune autre option n’est possible, et telle est la situation présente, en raison des louvoiements de Saddam Hussein et de sa constante procrastination ». Elie Wiesel affirme croire Colin Powell, « un grand soldat et un homme qui n’aime pas la guerre », quand il affirme que l’armée irakienne possède des armes de destruction massive. Il aurait depuis regretté cette prise de position.

En février 2007 il apparaît dans un film court intitulé Soyons fermes avec l’Iran, projeté dans quelques salles de cinéma à Paris, et dans lequel il met en garde sur le danger nucléaire iranien et avertit qu’il est nécessaire d’envisager toutes les options face à cette menace.—

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