News: ISRAEL FRANCE SHOAH - SIMONE VEIL EN ISRAEL (HAIFA) CETTE SEMAINE.

fév28

Par Dan Assayah
Rubrique: France - Israël
Publié le 28 février 2008 à 07:59

La polémique sur la Shoah et le CM2 va t-elle se déplacer en Israël ? Simone Veil, qui a participé mercredi 27 février à la réunion au Ministère de l’Education sur la mémoire de la Shoah à l’école va se rendre en Israël cette semaine pour inaugurer une nouvelle aile du Musée de Lohamei Hagetatot.

Nouvel Obs sur la récente polémique : Simone Veil, a estimé dans la soirée, que Nicolas Sarkozy s’était “un peu fourvoyé” avec son idée de faire parrainer les enfants victimes de la Shoah par des écoliers de CM2, a-t-on appris jeudi 28 février.

“Ca a été ce matin un moment assez crucial, assez difficile, assez bouleversant, dans lequel nous avons eu à nous prononcer sur une décision du président de la République”, a raconté la présidente d’honneur de la fondation pour la mémoire de la Shoah, lors d’une réunion publique au gymnase Japy, organisée à l’occasion du 60ème anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, et qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes.

“Pas une bonne solution”

“Nous avons tous, sauf peut-être un d’entre nous, mais tous les autres, estimé qu’il avait été mal informé, qu’il s’était un peu fourvoyé”, a déclaré Simone Veil, se déclarant “très heureuse de savoir qu’on est revenu sur cette situation”.

“Je ne pouvais pas imaginer que l’on donne la charge à un enfant de 10 ans, un enfant de CM2, d’avoir à incarner un enfant mort”, a expliqué l’ancienne déportée, avant d’ajouter: “ce n’était pas une bonne solution, et je crois que nous avons ce matin oeuvré pour que l’on puisse comprendre qu’il y avait beaucoup d’autres façons”.

“En France on fait un effort considérable, que ce soit les professeurs, mais aussi les anciens déportés (...) pour que dans les écoles on en parle”, a-t-elle souligné, précisant qu’elle-même était souvent invitée à s’adresser aux écoliers.

“Ne pas les traumatiser”

“Nous le disons parfois de façon un peu dure, mais nous essayons de ne pas épouvanter les enfants, de tenir compte de l’âge de ces enfants”, a estimée l’ancienne ministre, rentrée de déportation à 17 ans, citant son expérience personnelle: “mes enfants j’ai voulu leur en parler, mais j’ai voulu aussi les protéger, j’ai voulu ne pas les traumatiser”.

Mme Veil a enfin exprimé ses craintes suscitées par cette idée, “compte tenu de la situation dans notre pays et de ce qui s’est passé pendant la guerre”.

Elle a cité le “massacre d’enfants qui a eu lieu à Oradour”, village de Haute-Vienne où 642 personnes avaient été assassinées par des SS en juin 1944. “Ils ont été aussi les victimes du nazisme, donc il fallait faire très attention à ça”, a-t-elle rappelé.—

Source: Israelvalley et Nouvel Obs

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