News: ISRAEL FRANCE : Présentation du Prix littéraire franco-israélien "Raymond Wallier".
Par Sébastien Fortin
Rubrique: Livres
Publié le 23 février 2008 à 12:41
Le prix littéraire franco – israélien « Raymond Wallier » est destiné à couronner une oeuvre littéraire, de langue française ou de langue hébraïque traduite en français. La préférence sera donnée à une oeuvre dont l’apport participe à une meilleure connaissance d’Israël en France ou de la France en Israël. Cette oeuvre sera reconnue pour sa qualité littéraire.
Ce prix sera remis tous les deux ans, en alternance en France et en Israël. Le premier prix sera remis en mars 2008 lors du Salon du Livre de Paris en présence du Président de la République française et du Président de l’Etat d’Israël, l’invité d’honneur se trouvant être Israël.
Le lauréat recevra une dotation d’un montant de 10.000€.
Ce prix a été créé à l’initiative de la famille Wallier – Helft afin d’honorer la mémoire de Monsieur Raymond Wallier, profondément investi dans la relation entre la France et Israël, notamment en tant que Président de « l’Aide à Israël ». C’est cet engagement familial affirmé de longue date que ses descendants ont souhaité poursuivre, par la mise en place de ce prix littéraire.
La Fondation France Israël, dont la mission est d’oeuvrer pour une meilleure connaissance réciproque entre les sociétés française et israélienne, accompagne et parraine la mise en place de ce prix, souhaitant ainsi contribuer à l’ouverture et à la résonance littéraire entre ces deux cultures.
Lauréat du Prix franco-israélien « Raymond Wallier » 2008
Lors de sa dernière réunion le 11 février les membres du jury ont nommé lauréat du Prix 2008 :
M. Eshkol NEVO pour son roman « Quatre maisons et un exil » paru aux Editions Gallimard en janvier 2008
Le jury a déclaré : “Ce premier roman, nous a paru dévoiler un talent encore neuf assaisonné d’un humour incontestable. La mise en parole et en situation des personnages, répond avec force et sans indulgence à certaines conditions de la vie en Israël. Par son intérêt littéraire et l’ouverture sur la société israélienne contemporaine, ce roman a réuni l’adhésion du jury.
Pour en savoir plus sur Eshkol Nevo :
Eshkol Nevo est né à Jérusalem en 1971. Après une enfance passée à Detroit et dans différentes villes israéliennes, il débute une carrière de publicitaire, avant de se tourner vers l’écriture. Son premier roman, Quatre maisons et un exil, est resté sur les listes de meilleures ventes pendant de longs mois en Israël. Il sera publié dans la plupart des pays européens.
Pour en savoir plus sur le roman « Quatre maisons et un exil » :
La cloison est mince entre le petit appartement d’Amir et de Noa, et celui des propriétaires, Moshé et Sima. Amir et Noa sont étudiants, l’un à Tel Aviv, l’autre à Jérusalem ; ce petit deux pièces dans une maison mitoyenne à Maoz Sion, localité située à mi-chemin entre les deux villes, leur paraissait donc comme la solution idéale. Mais la cohabitation n’est pas simple, ni entre eux, ni avec les voisins, qui ont deux enfants, et leurs propres problèmes. Sima, devenue femme au foyer, s’ennuie, et les pressions de la famille très religieuse de Moshé, sont source de conflits entre eux, d’autant que les parents de Moshé habitent au dernier étage de la maison. Les voisins d’en face se débattent avec d’autres déchirures : leur fils Guidi est tombé comme soldat au Liban, et Yotam, son petit frère, se sent délaissé, traîne dans les terrains vagues, sèche l’école, et se confie à Amir. Dans les rues de Maoz Sion travaille également Sadek, l’ouvrier arabe qui reconnaît dans la maison de la famille de Moshé celle que ses parents ont quitté en 1948 et dont la mère a toujours la clef… À travers ce kaléidoscope narratif de destins croisés, Eshkol Nevo décrit un pays traversé par des failles de plus en plus profondes : entre Israéliens et Palestiniens d’abord, entre religieux et laïques, entre gens désireux de poursuivre le processus de paix et ceux figés dans la peur et le deuil. Mais il dessine aussi une société où l’espoir et les rêves sont omniprésents dans le quotidien, et où tout reste encore à faire.
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Pour en savoir plus sur Raymond Wallier :
Exemplaire, la personnalité de Raymond WALLIER est celle d’un Français dont le parcours pourrait se résumer par une phrase de KIPLING : “Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie, et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir ”. Né à Paris en l899 dans une famille originaire d’Alsace, il s’engage comme volontaire en l9l7, encouragé par son père pour reconquérir l’Alsace et la Lorraine. Très jeune, il est nommé directeur dans la” Banque Française et Italienne ”. En l93O, il épouse Colette JAUDEL, fille d’un industriel et si éprise de littérature qu’elle donnera à chacun de ses enfants un prénom extrait de ses proches lectures. Jeune financier, en 1936 il prend le contrôle de la Banque Transatlantique dont il devient Administrateur Délégué. Il sera démis de sa fonction en 1940 par les lois d’aryanisation (Pillages sur Ordonnances de J M Dreyfus). En l939 à nouveau engagé dans l’Armée il en sort avec la croix de guerre. En l946, il crée la Société Franco-Américaine de Banque qu’il présidera avec succès, puis prolongera sa carrière par la présidence d’honneur de la DISCOUNT BANK (France) et la Banque Générale de Commerce.
La République en fera un officier de la Légion d’Honneur. Parallèlement à sa vie professionnelle, Raymond WALLIER était un philanthrope de haute envergure (la ville de Falaise en reconstruction en fera un citoyen d’honneur). Il avait compris de longue date la nécessité de créer l’Etat d’Israël et le devoir d’aider les immigrants juifs à s’y installer. C’est pourquoi, il fut de 1947 à 1967 président de « L’Aide à Israël » (KEREN HAYSEOD pour la France), organisme récoltant des fonds dans cet objectif. Il entretint toute sa vie d’étroites relations avec Israël. Il inculqua à ses enfants et petits-enfants le sens de la Justice et l’amour d’Israël. Remarquable par son courage, son intelligence et une bonté empreinte d’humanisme, il marquera profondément tous ceux qui l’ont connu. Ce Prix s’affirme comme le couronnement de sa générosité, de son attachement à son pays la France et de son indéfectible amour de l’Etat d’Israël, que sa descendance a voulu perpétuer.—
SF
Source: Fondation France-Israël




