SARAH TOURS: Voyage en Israel

SAVE THE DATE: Rencontres sur la Sécurité le lundi 16 novembre 2009 News: ISRAEL FRANCE MUSIQUE - Henri Salvador et Israël : sa relation particulière avec Israël et les Israéliens.

fév08

Par Gilles Sitruck
Rubrique: Musique
Publié le 8 février 2008 à 09:17

Henri Salvador a reçu la récompense suprême en tant qu’interprète masculin de l’année 2006, aux Victoires de la Musique. En presque 70 ans de carrière et parlant à toutes les générations, Henri Salvador nous aura fait rire… et rêver. Ce qu’on connaît moins, c’est sa relation particulière avec Israël et les Israéliens.

G.S. Vous avez connu, il y a quelques années, un énorme succès avec votre album ”Chambre à vue”, réalisé en partie avec la chanteuse israélienne Keren Ann. Quel souvenir gardez-vous de cette collaboration et comment s’est-elle déclenchée ?–

Henri Salvador : J’avais une amie qui travaillait à la radio et qui m’incitait à refaire un disque. Pour me convaincre, elle me fit entendre une chanson de Keren Ann. Catherine et moi avions été enchantés par la voix, la musique et la personnalité de cette chanteuse. Et j’ai décidé d’inclure dans mon nouveau disque cette chanson que j’ai quelque peu recomposée, en gardant son climat particulier et son charme. Un disque qui fut en effet un énorme succès. Travailler avec Keren fut merveilleux. Son ”problème” est qu’elle n’est jamais en France. Elle adore l’Amérique. C’est une chanteuse vraiment à part et pleine de talent.

Vous connaissez très bien Israël pour l’avoir visité à plusieurs reprises. Racontez-nous votre découverte d’Israël, vos impressions sur le pays et les gens… – J’y ai rencontré des gens charmants, notamment à Tel Aviv, qui, en tant que ville, ne m’a pas vraiment séduit, curieusement… Par contre, j’ai adoré la Mer Morte, et Jérusalem, bien sûr qui est un lieu émouvant. Je me souviens que lorsque j’étais môme, on nous décrivait cette ville au catéchisme… et m’y trouver fut pour moi une grande et belle émotion, d’autant que mon séjour coïncidait avec une très grande tension sécuritaire.

Vous avez du piment en vous… et je ne crois pas que ce soit seulement en raison de votre naissance à Cayenne… Vous restez zen, radieux, blagueur à 90 ans, ce 18 juillet 2007… Comment être ou devenir Salvador pour ces centaines de millions de gens angoissés, pessimistes et atteints de sinistrose ?...–

C’est ma nature, et tant mieux si tellement de gens vont un peu mieux en me regardant. Mais ils ne vont pas me voir longtemps, car j’arrête cette année la scène. Je ne veux pas que le public voie un vieillard sur scène.

Vous avez aussi composé des chansons un peu politiques, telle que ”Le Chant”, ou vous exhortez Jésus-Christ de ne pas revenir sur terre, car des gens bizarres lui feraient signer un gros contrat pour jouer de la guitare ou faire de la publicité pour les machines à laver… Vous ressentez souvent cet immense décalage entre les grandes valeurs de l’humanité et notre monde moderne où souvent l’éphémère domine ? –

C’est une vision optimiste et humoristique sur l’époque que nous vivons. C’est un simple clin d’œil. Je ne mélange pas les deux, c’est-à-dire religion et monde moderne. Quand on est artiste, on ne peut être affirmatif sur aucun sujet. Car le public est divers et éprouve un nombre infini de sensibilités.

Un voyage prochain prévu en Israël ?–
J’aimerais beaucoup, car lors de mon dernier séjour en Israël, il a fait assez mauvais temps. Et mon ami Charley Marouani avec qui j’y étais allé, m’a proposé de m’y accompagner à nouveau et m’a promis le soleil… Alors…—

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