News: ISRAEL INCUBATEURS SPECIAL - La privatisation des incubateurs favorise une nouvelle vague high-tech.
Par David Rosenfeld
Rubrique: Innovation
Publié le 8 février 2008 à 08:33
Dès 1990, l’Etat israélien a pris à cœur le développement et la commercialisation de concepts technologiques innovants par la création d’un vaste réseau d’incubateurs, désormais privatisés.
Le réseau des 23 incubateurs technologiques israéliens a été établi par le Ministère de l’Industrie et de l’Economie via son bras spécialisé, l’Office of the Chief Scientist. Basés sur le modèle des premiers incubateurs technologiques californiens (Palo Alto, San José), les incubateurs israéliens ont signé à leurs débuts quelques réussites, mais souffraient de lacunes importantes : pas d’effet d’expérience, manque de vrais mentors, les défauts de la Loi pour l’encouragement de la R&D de 1984 quant à l’internationalisation de l’activité, le mode de reversement de royalties, des fonds balbutiants, et bien sûr à l’époque : pas d’Internet, cela n’existait pas, les clusters technologiques étaient balbutiants dans leurs échanges, etc.
L’incubateur V2.0, c’est avant tout une Loi pour l’encouragement de la R&D V2.0 (votée en 2003 en remplacement de celle de 1984) plus souple, notamment sur le paiement des royalties, l’ouverture du capital de l’entreprise, l’implantation industrielle hors d’Israël, etc.
Désormais, la Version incubateurs technologiques israéliens 2.0 semble bien partie. La V2.0 est inaugurée dès 1997 avec « l’accélérateur technologique » Naiot situé dans le Nord d’Israël à Yoknéam, non loin de Haïfa.
A cette date, l’Etat privatise l’incubateur et c’est la société privée Ofek High-tech Group qui en devient propriétaire. Les moyens sont immédiatement plus conséquents et construits dans une perspective de durée et d’objectifs commerciaux forts.
Le succès de Naiot ne se dément pas puisque l’incubateur rafle l’essentiel des prix nationaux du meilleur incubateur technologique des années durant. Ses success stories sont Enzymotec, NanoPass, ou encore Remon Medical racheté par Boston Scientific Corporation.
Ce modèle est désormais une vitrine internationale pour Israël puisque des dizaines de délégations venues du monde entier visitent le système d’incubation à l’israélienne chaque année.
On peut ainsi fréquemment rencontrer des délégations de Shanghaï, de Sophia Antipolis, de Boston ou encore de l’Ecole des Mines.—
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