News: ISRAEL INCUBATEURS - ETUDE TERRAIN EXCLUSIF - Le programme des incubateurs technologiques.
Par David Rosenfeld
Rubrique: Hi-tech & innovation
Publié le 6 février 2008 à 08:45
Semaine High-Tech : le programme des incubateurs technologiques israéliens. IsraelValley vous présente tous les avantages des incubateurs primés parmi les plus féconds au monde.
Dès 1990, l’Etat israélien met l’entrepreneur innovant au cœur du boom économique en insufflant des fonds pour favoriser l’exploitation d’idées porteuses.
Le réseau des 23 incubateurs technologiques israéliens a été établi par le Ministère de l’Industrie et de l’Economie via son bras spécialisé, l’Office of the Chief Scientist (OCS).
Une première décennie est passée afin de mûrir le concept et de solutionner les dysfonctionnements. Dès 1997, la Version 2.0 des incubateurs technologiques israéliens est inaugurée avec « l’accélérateur technologique » Naiot de Yokneam.
Mais c’est réellement à partir de 2003 que les meilleures pratiques sont appliquées au système.
Ces nouvelles pratiques coïncident avec la privatisation des principaux incubateurs (certains sont cotés sur la Bourse de Tel Aviv).
De nouvelles pratiques et procédures sont introduites, notamment l’ouverture du capital de l’entreprise, la gestion des royalties, etc. Mais c’est avant tout un ensemble de piliers issus de l’expérience accumulée au cours de la première décennie qui va faire la différence. En voici les principaux traits :
Sélection. Un audit technologique (due diligence) double réalisé par l’incubateur en amont, puis validé de nouveau par le Chief Scientist en aval. Comme le rappelle Amit Cherniak, un manager très expérimenté et VP de Naiot : « On ne cherche plus des grandes lignes dans un business plan. La bonne idée doit correspondre précisément à une période de temps impartie et à une cible d’investissement spécifique.»
Garantie. Des fonds d’Etat garantis adossés à des fonds d’investissements parmi les plus réputés au monde
Intéressement. Des managers d’incubateurs qui ne sont plus des fonctionnaires du Ministère ou de l’OCS, mais des employés du fonds d’investissement propriétaire de l’incubateur. Et surtout : des managers d’incubateurs directement impliqués dans l’actionnariat des entreprises qu’ils conseillent.
Mentoring et networking. Le manager d’incubateur devient la pièce maîtresse et centrale de la réussite des startups incubées. On met en place des managers d’incubateurs disposant de 10 ou 20 ans d’expérience dans le secteur, mais surtout disposant d’un vaste réseau pour l’implantation internationale, notamment aux Etats-Unis et en Europe. Avec l’aide à la réflexion stratégique, c’est le véritable levier de l’incubateur.
Echanges. Des réunions syncrétiques entre les diverses startups de l’incubateurs issues de milieux et formations totalement différentes. Des échange d’idées mais aussi de personnel, de locaux, etc. et parfois des fusions de plusieurs sociétés au sein même d’un incubateur pour dynamiser si nécessaires la stratégie de développement. Aucune porte ne reste fermée, toute idée est bonne à exploiter.
Mutualisation. Des coûts d’infrastructure réduits au minimum et garantis 60% moins chers qu’en dehors de l’incubateur. Des coûts administratifs (avocat, propriété intellectuelle, recherche) mis en commun.
Emulation. Le maintient d’une concurrence forte entre les différents incubateurs pour héberger les meilleurs projets.
Ce modèle est désormais une vitrine internationale pour Israël puisque des dizaines de délégations venues du monde entier visitent le système d’incubation à l’israélienne chaque année. On peut ainsi fréquemment rencontrer des délégations de Shanghaï, de Sophia Antipolis, de Boston ou encore de l’Ecole des Mines.— -xl-


