News: ISRAEL CUISINE & PAIX - "Chefs Pour La Paix" réunit 25 chefs cuisiniers israéliens et palestiniens.
Par SF
Rubrique: Cuisine
Publié le 31 janvier 2008 à 06:45
En 1994, le chef hiérosolomytain Johnny Goric avait préparé un dîner pour Yasser Arafat, Shimon Peres et Yitzhak Rabin, durant les pourparlers de paix. Il a été plus récemment, le chef cuisinier du roi Abdalla II de Jordanie.
Il est aussi, à part le fait de nourrir les leaders mondiaux les plus importants, un cuisinier pour la paix. Goric est un des 25 chefs cuisiniers israéliens et palestiniens, appartenant à l’organisation, Chefs pour la Paix.
Les chefs, les plus “grands calibres” de la région, ont préparé des dîners de gala pour des événements hors normes en Australie, Allemagne, Italie, Portugal, Singapour, et aux Etats-Unis. Ils représentent les trois religions monothéistes : Chrétienté, Islam et Judaïsme, et l’espoir à travers des menus, de laisser de côté les difficultés passées, et d’utiliser la cuisine comme un pont pour la paix.
“La nourriture en soi est une symphonie jouée par de nombreuses personnes”, lorsqu’il s’agit de nourriture, la paix doit être présente. Lorsque vous mangez en Israël, vous goûtez à toutes sortes de cuisines méditerranéennes : Houmous, falafel, poisson et fruits de mer. Tout est là, la nourriture n’a pas de frontières, ajoute Goric, qui travaille au YMCA à Jérusalem. Il est assyrien et parle “la langue de Jésus”, dit-il.
Les Chefs pour la Paix ont été fondés en 2001 par Kevork Alemian, un chef qui travaille comme manager à la luxueuse American Colony Hotel. L’idée lui est venue lors d’un voyage culinaire en Italie, durant lequel deux Palestiniens et deux Juifs ont cuisiné ensemble. Il est retourné à la maison et a fondé Chefs pour la Paix. Parmi ses membres israéliens, on compte le chef de renommée internationale, Moshe Basson, du restaurant Eucalyptus à Jérusalem. J’ai observé ces quatre chefs travaillant ensemble et il m’est venu à l’idée que nous devrions faire quelque chose ensemble, raconte Alemian.
En tant que chrétien arménien, Alemian, qui vit dans la vieille ville de Jérusalem, se trouve souvent au carrefour des luttes du Moyen-Orient. Sa situation fait de lui un ambassadeur idéal pour rassembler Juifs et Musulmans. “Je suis une personne optimiste”, dit Alemian, lorsqu’on lui demande si la paix viendra un jour dans la région.”J’espère qu’un jour elle viendra, c’est obligé”.
Il plaisante sur le fait que dans la cuisine, les chefs sont supposés être ennemis, et ont à leur disposition les armes les plus dangereuses. “Les couteaux sont très aiguisés, mais nous ne les utilisons pas les uns contre les autres, nous cuisinons pour la paix. Nous ne parlons pas politique, juste cuisine et amitié”, raconte Alemian.
Le dernier événement majeur de Chefs pour la Paix s’est passé au Terre Madre slow food Festival à Turin en 2006. Le groupe prépare actuellement un projet local qui aura lieu dans quelques mois. “Nous essayons de ne pas donner notre avis”, dit Alemian. “Nous créons nos propres menus, nos chefs décident et cuisinent ensemble ; ils utilisent des ingrédients locaux d’Israël. Parmi eux, les favoris sont : Le zaatar (mélange d’origan, thym, sésame et sel), la sauge, l’huile d’olive, et la tehina (purée de sésame).
Les chefs comme créateurs de paix, peuvent intervenir partout dans le monde, et peuvent même offrir leurs services pour des mariages, si cela peut aider le processus de paix. Et sachant que le président américain Georges Bush est attendu en Israël au mois de mai pour célébrer le 60è anniversaire de l’Etat, Alemian serait ravi que les Chefs pour la Paix préparent pour lui et sa délégation, un repas. “Si cela se produit, ça serait fantastique”, s’exclame-t-il.—
SF
Source: Israel21c et Amb. I.


