News: ISRAEL "01 INFORMATIQUE " - Israël s’est doté d’un efficace écosystème d’investisseurs prêts à financer les jeunes pousses.
Par Sabine Roitman
Rubrique: Actualité
Publié le 25 janvier 2008 à 08:16
01 Informatique consacre un numéro spécial à Israël (n°1934, sorti le 24 janvier). JÉRÔME SAIZ : “Israël s’est doté d’un efficace écosystème d’investisseurs prêts à financer les jeunes pousses en amorçage ou à soutenir leur croissance.
Près de 60 fonds opèrent dans le pays, pour une capitalisation de plusieurs milliards de dollars et des retours entre 40 et 50 % par an.
Selon l’Israel Export Institute, plus de 30 % des start up actuelles sont fondées par des « serial entrepreneurs», des chefs d’entreprise aguerris
aux business plans et au développement d’entreprise.
En outre, face à un trop petit marché local, les start up israéliennes adoptent d’emblée une stratégie tournée vers l’international et ouvrent très rapidement des bureaux, aux Etats-Unis notamment.
L’armée, enfin, joue bien entendu un rôle essentiel dans la spécialisation sécuritaire.
Le Mamram, l’unité spécialisée dans les services des technologies de l’information (dont la protection des communications et des systèmes) forme chaque année 300 spécialistes par le biais de son école interne (School for Computer Professions).
Ses diplômés sont particulièrement recherchés dans l’industrie, y compris à l’étranger.
Des réseaux d’anciens nés au sein de l’armée.
Le rôle de Tsahal va même au-delà de la simple formation technique : elle agit comme un instrument de brassage où naissent des liens étroits entre les jeunes ingénieurs prometteurs.
Une fois l’armée quittée, ces liens persistent durant toute leur carrière. L’armée contribue ainsi à créer un très efficace « réseau d’anciens ». Un ingénieur formé dans les rangs du Mamram aura certainement moins de difficultés à recruter ses premiers experts et bénéficiera des conseils d’entrepreneurs plus aguerris étant passés par la même unité, et probablement
de leurs connexions dans le monde du capital risque.
De nombreuses start up dans la sécurité sont d’ailleurs cofondées par d’anciens ingénieurs s’étant rencontrés dans les rangs de l’armée.
Sans négliger pour autant la qualité de la formation technique, c’est sans aucun doute ce lien social que Tsahal contribue à créer et à entretenir qui sert le mieux les start up israéliennes. Le réseau facilite grandement le passage à l’acte, de la bonne idée d’un ingénieur à une entreprise bien dirigée, conseillée et dotée d’assez de financement pour survivre à sa période de recherche et développement”. —
JÉRÔME SAIZ


