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News: ISRAEL FEMMES BATTUES - Le CHOC : en Israël 33 femmes ont été tuées en 2006 et 2007 par leur mari ou concubin.

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Par Israelvalley Desk
Rubrique: Femmes
Publié le 19 janvier 2008 à 20:13

En Israël 15 femmes ont été tuées en 2007 par leur mari ou concubin. Un phénomène contre lequel la WIZO s’est engagée à lutter. 18 femmes ont été battues à mort en 2006.

Caroll Azoulay pour Guysen International News :

“Pour avoir dit un mot de trop, mis du rouge à lèvres, regardé ce qu’il ne fallait pas ou avoir raté un repas.

Au cours de la même année, 5 000 appels téléphoniques ont été effectués sur la ligne nationale d’urgence de la WIZO pour la prévention de la violence dans la famille et la protection des enfants en péril.

Parmi les appels reçus par les bénévoles WIZO, 73 concernaient la violence dans la famille et 11 la violence contre des mineurs. 16 concernaient d’autres types de violence. 85 des appels provenaient de femmes, 8 d’hommes et 7 classés “inconnus”. 40 des appels évoquaient la violence physique, 38 la violence verbale ou émotionnelle.

Dans 11 des cas, l’interlocuteur s’était réellement senti “menacé”. 4 des appels dénonçaient une “violence financière” et 2 % de la violence sexuelle.

48 des appels provenaient de femmes juives (dont 1 de femmes éthiopiennes), 11 de femmes russes, et 9 de femmes arabes. Les 31 % restant étant classés comme “inconnus” ou “divers”.

Autant de chiffres mesurant l’ampleur d’un cauchemar silencieux et vécu au quotidien par des milliers de femmes en Israël.

“Quand je me suis intéressée de plus près à ce problème, j’ai eu du mal à croire qu’il avait lieu en Israël. Pourtant, il ne faut pas se contenter d’être horrifié ou surpris”, explique Mariel Aflalo-Benhamou, présidente de la WIZO à Natanya et présidente Nationale des Sections Francophones WIZO Israël.

En Israël, où une femme sur sept vit dans la terreur, la WIZO a en effet décidé d’agir.

Cette institution, vieille de 88 ans, forte de 250 000 bénévoles à travers le monde (dont 90 000 en Israël), et dont l’engagement en faveur des femmes et des enfants s’illustre notamment par le financement de 800 institutions en Israël, a placé depuis 2007 la lutte contre la violence familiale au sommet de ses priorités.

“On s’est aperçu que très peu de choses étaient faites pour lutter contre ce fléau qui touche Israël exactement de la même manière que dans les autres pays. Des femmes de 22 à 80 ans, issues de toutes les couches sociales, en sont victimes”.

Selon Mariel Aflalo-Benhamou, grâce à la médiatisation du phénomène les femmes osent plus qu’auparavant appeler les lignes d’appel gratuites qui sont mises à leur disposition.

“Si par le passé, avouer être victime de violence conjugale était complètement tabou, les femmes semblent aujourd’hui comprendre que la seule issue consiste à parler de leur souffrance. Mais parler ou porter plainte au commissariat ne résout malheureusement pas le problème.

Il n’existe pas encore de peines assez sévères pour les maris violents. Et les femmes qui ont le courage de les dénoncer n’ont dans la plupart des cas pas d’autre choix que de quitter le domicile pour échapper à leur tortionnaire. C’est un comble !”

C’est cette situation paradoxale qui a conduit la WIZO à ouvrir 3 abris pour femmes battues, lesquels ” fonctionnent à plein régime”.

“Lorsque les femmes et leurs enfants arrivent à nos abris WIZO, ils sont terrorisés, déconcertés et anéantis, parfois physiquement, toujours psychiquement, et souvent les deux…
Il faut donc les aider à se reconstruire sur tous les plans. Cela prend beaucoup de temps, car il est nécessaire de les rendre autonomes en leur trouvant un travail par exemple.

Elles ne sortent de ces abris que lorsqu’elles sont en mesure de subvenir à leurs besoins. Entre-temps un avocat les aide à divorcer de leur mari”.

Les femmes ne sont malheureusement pas les seules victimes de la violence des hommes.

350 000 enfants sont battus ou victimes de mauvais traitements et 600 000 sont témoins de violence au sein de leur famille.

“Les enfants vivant dans des foyers où la mère est en proie à la violence, deviennent non seulement les victimes mais souvent les acteurs d’une violence qu’ils transmettront, à leur tour, à leurs enfants. La grande majorité de ces enfants vivent dans la peur.

Un enfant sur cinq est considéré comme étant “un enfant en danger”. Ces enfants sont sensibles, se cachent dans des placards essayant d’échapper au stress et au comportement disfonctionnel de sa famille.
Ce sont des enfants irrités, peu sûrs d’eux et désavantagés qui tournent mal, quittent l’école très tôt et souvent se droguent par désespoir”.

Grâce aux 32 centres thérapeutiques pour jeunes qui sont opérationnels à travers le pays, la WIZO sauve ainsi plus de 12 000 enfants à risque chaque année.

Mais la WIZO travaille également en amont. L’organisation tente en effet d’éveiller les futures femmes au risque potentiel que représente la violence familiale.

“Notre travail consiste à donner tout d’abord aux jeunes filles, par le biais de séminaires, l’autonomie et la confiance en soi, ainsi que les éléments pour appréhender le début d’une relation qui pourrait conduire à la violence.

Car il est rare que la violence soit tout de suite physique, elle commence par être psychologique, dénigrant la femme, l’abaissant, la rendant docile, apeurée, culpabilisée, dans l’impossibilité de porter plainte ou de réagir.
Puis cette violence psychique devient physique, la femme est littéralement battue, mais souvent le mari le regrette, redevient gentil, promet de ne plus le faire, pour recommencer ensuite de plus en plus souvent”.

Pour Mariel Aflalo-Benhamou, plus on parlera du fléau, plus les femmes seront en mesure d’échapper à leur bourreau. “Par ailleurs, ce n’est qu’en créant des structures d’accueil et de soutien que celles-ci comprendront qu’il existe une solution à leur enfer quotidien.

Chacun d’entre nous doit se sentir concerné au premier degré par la douleur de celles qui pourrait être nos mères, nos sœurs, nos filles ou nos amies”.

La WIZO Netanya mobilise la Communauté Francophone Israélienne, afin de soutenir son programme social : “Abris et assistance aux femmes et enfants victimes de violence familiale”, en organisant un grand spectacle Dimanche 27 Janvier 2008 au Hékhal Ha Tarbout de Netanya, 4 rue Raziel.

Au programme, chanteurs de la troupe ‘Kohav Nolad’, et show musical avec Schmoolik, Kazado, David Sellem et Aviva Avidan”.

Pour tout renseignement et reservation : Pierette : 861 05 33 — Colette 052 420 13 58 — Jacqueline 054 48 08 580

Vous pouvez aussi adresser un don à la WIZO Netanya, 13 Rue Macdonald.—

Source: Guysen News

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