News: ISRAEL FRANCE - Boursorama consacre une interview au Franco-Israélien Marc Abitbol de Luneau Technology.

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Par IsraelValley Desk
Rubrique: Bourse
Publié le 17 janvier 2008 à 09:55

Julien Gautier de Boursorama : “Luneau Technology, numéro deux en France sur le marché du diagnostic ophtalmique, lance son introduction sur Alternext. Présidée par Marc Abitbol, la société qui s’appuie sur la technologie Wavefront veut grandir en priorité sur le marché américain (40% du marché mondial). L’offre court jusqu’au 28 janvier. Le flottant devrait s’élever à 21,5% du capital à l’issue de l’opération.

Pouvez-nous présenter brièvement l’activité de Luneau Technology ?

Marc Abitbol : Nous sommes présents sur toute la chaîne du marché de l’équipement ophtalmique. Nous fournissons aux fabricants de verres ou de lentilles de contact des équipements de contrôle basés sur la technologie Wavefront, issue de l’astronomie et offrant un diagnostic complet et personnalisé de l’oeil. Mais notre coeur de métier se situe sur le marché du retail, ce qu’on appelle les “3O” : les opticiens, les optométristes et les ophtalmologistes, un segment où nous réalisons près de 70% de notre chiffre d’affaires. Enfin, les activités « consommables » représentent 21% de nos facturations. Il s’agit de composants optiques sophistiqués à haute valeur ajoutée.

En quoi le décret du 13 avril 2007 constitue pour vous une opportunité majeure ?

M.A : Ce décret autorise la prescription de matériel de correction par les opticiens si une prescription a déjà été réalisée moins de trois ans auparavant. D’où la nécessité pour eux de s’équiper de matériel de base de réfraction. C’est un marché supplémentaire important, la France comptant environ 10.000 opticiens.

Quelle est votre stratégie à l’international ?

M.A : La croissance à l’international est beaucoup plus rapide que sur le territoire français. De 2006 à 2007, la part du chiffre d’affaires en Europe, hors France, est passée de 14 à 33%. En revanche, la croissance aux Etats-Unis reste modeste. Il s’agit clairement de notre cible préférée sachant que le marché américain pèse près de 40% du marché mondial et que nous n’y réalisons que 6% de notre chiffre d’affaires.

Vous évoquez vos ambitions à l’international. Quelles autres raisons vous poussent dans un contexte boursier difficile et incertain à faire appel au marché via une augmentation de capital ?

M.A : Nous sommes sur un marché en plein développement, il faut donc accroître notre présence commerciale auprès des opticiens, renforcer comme je l’ai indiqué notre implantation aux Etats-Unis. Nous voulons également continuer à capitaliser sur l’exploitation commerciale du produit Wavefront, soit en direct, soit avec un partenaire qui nous donne une visibilité accrue.

Sur les neuf premiers mois de l’année, vous avez réalisé un chiffre d’affaires de 11,1 millions d’euros (+6%) pour un résultat opérationnel de 375.000 euros contre 125.000 un an plus tôt. Quelle est la tendance sur l’ensemble de l’exercice 2007 et les perspectives pour 2008 ?

M.A : En 2007, le chiffre d’affaires devrait connaître une croissance supérieure à celle de l’exercice 2006 mais c’est surtout au niveau de la rentabilité que la progression est la plus spectaculaire. En 2005, nous étions à l’équilibre. En 2006 notre résultat opérationnel ressortait à 693.000 euros et sur les neuf premiers mois de 2007, la marge opérationnelle a triplé de 1,2% à 4,2%. Il faut savoir en effet que nous bénéficions d’une forte saisonnalité, nos clients reportant souvent leurs investissements à la fin de l’année. Cela donne une idée de l’évolution de notre croissance. Notre objectif est de continuer sur ce rythme-là. En vitesse de croisière, nous souhaitons atteindre entre 12 et 15% de marge opérationnelle annuelle.

Comment voyez-vous Luneau Technology à plus long terme ?

M.A : Le développement de la société s’inscrit sur trois axes : d’abord continuer à développer des produits pour être leader et fournir les outils les plus performants sur le segment de marché de l’acuité visuelle. Ensuite, il faut accélérer notre développement dans les pays anglo-saxons. Enfin, la société doit grossir et il n’est pas irréaliste d’estimer qu’elle doublera son chiffre d’affaires dans les cinq prochaines années.

Propos recueillis par Julien Gautier—

redaction@boursorama.fr

Source: Julien Gautier de Boursorama

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