News: ISRAEL - FLASH RENAULT - CARLOS GHOSN EN ISRAEL LE 21 JANVIER.
Par Sébastien Fortin
Rubrique: Automobile
Publié le 11 janvier 2008 à 14:05
Depuis plusieurs semaines déjà, la presse israélienne cite le nom de Renault dans le projet israélien de véhicules électriques. Le président israélien Shimon Pérès, initiateur du projet, a également indiqué que Renault était fortement impliqué.
Aujourd’hui, le très sérieux journal économique Globes a annoncé que le PDG de Renault, Carlos Ghosn, devrait assister à une cérémonie en Israël, dédiée au projet de voitures électriques “Project Better Place”, initié par Shai Agassi et Idan Ofer.
La cérémonie aura lieu le 21 janvier à la résidence du président israélien à Jérusalem. Le ministre des Finances Ronnie Bar-On et des hommes d’affaires devraient assister à la cérémonie. Le Premier Ministre Ehoud Olmert pourrait également être présent.
Selon les sources de Globes, Renault devrait participer aux développements techniques de la voiture électrique avec un investissement estimé entre 150 et 300 millions de dollars.
Contacté par IsraelValley, Renault n’a pas souhaité commenter ces informations. La société confirme être toujours en discussion avec Shay Agassi pour le projet “Project Better Place”, mais qu’à l’heure actuelle aucun accord n’a été signé.
EN SAVOIR PLUS - D’origine libanaise et né au Brésil à Porto Velho, Carlos Ghosn part avec sa mère pour Beyrouth à l’âge de 6 ans et il est scolarisé chez les jésuites jusqu’à la fin de ses études secondaires. À l’âge de 17 ans, il s’envole pour la France et intègre l’Ecole Polytechnique, puis les Mines de Paris. En 1978, il est embauché par le groupe Michelin où il devient successivement directeur de l’usine du Puy-en-Velay et responsable du département de recherche sur les pneus destinés aux véhicules agricoles au centre de recherche Michelin de Ladoux (Puy-de-Dôme).
Fort des cinq langues qu’il parle couramment (arabe, français, anglais, portugais et espagnol), il travaille ensuite pour Michelin au Brésil où il est nommé responsable des opérations en Amérique du Sud. En 1989, il est nommé PDG de Michelin Etats-Unis. En 1990, il y organise l’absorption d’Uniroyal Goodrich. Il intègre Renault en 1996 en tant que directeur général adjoint. Il a alors la responsabilité de l’activité du groupe dans le Mercosur, de la recherche, de l’ingénierie, de la production et des achats. À partir de 1999, il gère la prise de participation de Renault dans Nissan (36,8 %). Il occupera ensuite les postes de directeur général (1999), président (2000) et PDG (2001) au sein du constructeur automobile japonais.
Nissan Motor est à cette époque en grande difficulté financière et symbolise à elle seule la crise de l’économie nipponne. Au bord de la faillite et couverte de dettes, l’entreprise est jugée impossible à redresser par les géants du secteur automobile après l’échec des discussions avec Ford et Daimler-Chrysler. Pourtant, Carlos Ghosn réussit à établir un plan de redressement, réduire la dette de l’entreprise et la faire renaître en moins de trois ans, malgré une conjoncture internationale défavorable. En 2003, la dette de Nissan est entièrement remboursée, tandis que son bénéfice net progresse de 33% . La firme japonaise devient le groupe automobile le plus rentable au monde, avec une marge opérationnelle de plus de 11% .
En avril 2005, il succède à Louis Schweitzer en devenant PDG de Renault.
Il met alors en place un plan de relance baptisé « Renault Contrat 2009 » qui s’articule autour de trois axes principaux :
• vendre 800 000 véhicules supplémentaires avec un plan-produit de 26 nouveaux modèles, dont les premiers modèles représentatifs sont Logan MCV, Twingo II et Laguna III ;
• réaliser une marge opérationnelle de 6% en 2009 (contre 2,6% en 2006 et 3 % en 2007) ;
• placer la nouvelle Laguna (commercialisée fin 2007) parmi le top 3 en terme de qualité.
Ce dernier engagement, s’il est atteint, pourrait être la première étape du retour de Renault dans le haut de gamme, quelque peu délaissé après l’échec de la Velsatis.
Ces objectifs sont déclinés au sein des différentes directions de Renault et touchent directement chaque salarié, avec des indicateurs permettant de mesurer le niveau de performance à atteindre.
Le plan a fait couler beaucoup d’encre depuis son lancement mais n’a finalement été que très peu contesté, notamment en raison de la clarté des objectifs. À la suite de son annonce, des modèles semblables ont été lancés chez les concurrents de Renault, à l’instar de CAP 2010 chez PSA, ou du plan de FIAT.
L’année 2006 restera selon les propres termes de Carlos Ghosn « une année ingrate » dans la mesure où Renault se mobilise fortement sans percevoir encore les retombées positives du plan. Au cours de cette année, une étude interne sur la qualité du management a mis en lumière une forte mobilisation des salariés autour du plan, une forte confiance dans le management et un sentiment d’appartenance fort.
En octobre 2006, Carlos Ghosn est nommé Chevalier Commandeur Honoraire de l’Empire britannique. Durant cette année également, l’étude pour l’instant abandonnée d’une nouvelle Alliance avec un partenaire nord-américain (d’abord GM) suscite la crainte des autres constructeurs mondiaux. L’Alliance étudie également la possibilité de racheter Chrysler en forte perte de vitesse mais « comment Renault et Nissan pourraient-ils rendre Chrysler profitable, si Daimler n’y est pas parvenu? », dit-on chez Renault.
Début 2007, si de meilleurs résultats de Renault se font pour l’instant attendre avant le lancement des nouveaux modèles, ceux de Nissan restent d’un très bon niveau avec une marge opérationnelle de 7.7% en 2006 (légère baisse par rapport à 2005), malgré ce qu’ont pu dire certains analystes financiers.—
SF
Source: Globes


