News: Israël SHOAH - L’insensibilité procédurière de l’administration israélienne : la Knesset nomme une commission d'enquête publique.
Par Mati Ben-Avraham
Rubrique: Shoah
Publié le 8 janvier 2008 à 08:04
C’est un événement : pour la première fois depuis la création de l’Etat, une commission d’enquête publique est chargée de faire toute la lumière sur le comportement des différents gouvernements vis-à-vis des rescapés de la Shoa venus s’installer en Israël après la deuxième guerre mondiale.
L’ancien président de la Cour suprême, Aaron Barak, a été pressenti par Dorit Beinich, l’actuelle présidente, pour diriger cette commission.
La Knesset a ainsi mis fin à un scandale, indigne de l’Etat. Ce n’est pas que celui-ci ait délaissé cette obligation morale que constituait la prise en charge des rescapés. De nombreuses décisions allaient dans le bon sens.
Mais voilà, leur application a été contrée par l’insensibilité procédurière de l’administration.
Ce qui a fait déborder la coupe, c’est la décision de novembre dernier, soutenue par le Premier Ministre, d’accorder, à partir du 1er janvier 2008, une aide financière mensuelle de 1200 shekels (214 euros) à 8500 rescapés nécessiteux, à laquelle s’ajoutera une prime annuelle de 1500 shekels (268 euros) tandis que 220000 autres bénéficieront d’un réajustement de leur pension de vieillesse.
Le 1er janvier est passé. L’application de cette décision a été renvoyée au mois de mars. Les organisations de défense des droits des rescapés sont montées au créneau. Les médias ont donné la parole aux rescapés eux-mêmes.
D’où la décision de la Knesset, la 3ème du genre depuis ses débuts en 1949.—


