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SAVE THE DATE: Rencontres sur la Sécurité le lundi 16 novembre 2009 News: ISRAEL CINEMA - Ronit Elkabetz : Je suis issue du Maroc. La culture arabe est dans nos veines, dans notre cuisine, notre musique.

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Par IsraelValley Desk
Rubrique: Cinéma
Publié le 19 décembre 2007 à 08:05

Interview de l’actrice Ronit Elkabetz dans Le Monde : “Je suis issue d’une famille marocaine. Lorsque j’étais enfant, ma famille se réunissait tous les vendredis après-midi pour visionner un film égyptien à la télé. Je suis née en Israël, mes parents sont revenus s’y installer quand j’avais 12 ans.

Je me suis toujours demandé ce qui serait arrivé si je n’avais pas vécu ces trajets. J’ai en moi une force inouïe qui me pousse à choisir mon destin. Je fais donc partie des deux peuples, Israël et Palestine, depuis toujours et pour toujours.

La culture arabe est dans nos veines, dans notre cuisine, notre musique et notre langue. Les gens qui le nient sont loin du réel.

Le film ne parle que de cette nécessité de favoriser l’amour plutôt que prononcer les mots de la peur.

Je ne peux pas croire que la paix soit impossible, c’est au point que je ne supporte plus d’entendre ce mot, “paix”, puisqu’il est une pierre d’achoppement.

Oublions-le et vivons ensemble dans le respect et le dialogue. J’espère qu’un jour viendra l’heure de cet amour entre tous. Peut-être peut-on montrer l’exemple par l’art, en faisant ce type de films.”

Pour en savoir plus sur Ronit Elkabetz:

Issue d’une famille d’origine marocaine (sa mère est coiffeuse, son père financier dans les postes israëliennes), Ronit Elkabetz commence par étudier le stylisme. A 25 ans, elle se voit proposer une audition pour Le Prédestiné de Daniel Wachsmann, et décroche le rôle principal alors qu’elle n’a jamais pris de cours de comédie. Se distinguant par des choix courageux (droguée dans Eddie King, film expérimental de Giddi Dar, attardée mentale dans Sh’chur de Shmuel Hasfari), elle déclarera en 2004 au Monde : “Je n’ai jamais été attirée par les rôles de belle femme. je suis attirée par la difficulté, la saleté, ce qui gratte, ce qui saigne”.

Devenue une des plus célèbres comédiennes israëliennes, Ronit Elkabetz décide en 1997 de quitter son pays pour s’installer à Paris. Après un passage par le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, elle se fait remarquer dans un spectacle consacré à la vie de la chorégraphe Martha Graham et incarne un travesti dans Origine contrôlée. L’indomptable comédienne continue de trouver de grands rôles dans son pays natal : mère divorcée et amante passionnée dans Mariage tardif, elle campe une prostituée immature dans Mon trésor, Caméra d’Or à Cannes. Déjà co-auteur en 1997 de La Cicatrice de Haim Bouzaglo, elle passe en 2004 derrière la caméra avec Prendre femme, drame conjugal inspiré de l’histoire de ses parents, et co-réalisé par son frère cadet Shlomi.—

Source: Le Monde

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