News: ISRAEL IMMIGRATION - Plus de 25,000 ingénieurs israéliens ont émigré vers les Etats-Unis.
Par David Rosenfeld
Rubrique: Immigration
Publié le 14 décembre 2007 à 00:28
“retour au pays pour célébrer ses 60 ans”, tel est le nom de la campagne de rapatriement du gouvernement israélien via le ministère de l’Intégration.
Une nouvelle gamme de prestations a été préparée pour ceux qui veulent revenir en Israël. Un centre d’information ouvert à la discussion 24 heures sur 24 a été inauguré (Tel: +972-3-973-3333). Environ 4000 citoyens israéliens sont rentrés en 2007, et le gouvernement espère faire venir jusqu’à 10000 émigrants en 2008.
Car les chiffres de l’immigration sont très mauvais et les flux migratoires plus favorables au départ. Le Centre Rappaport a aussi noté le renforcement du mouvement d’assimilation des Juifs issus d’une deuxième génération d’émigrés israéliens. Ces derniers tendent à ne pas former de liens avec la communauté juive dans leur nouveau pays et certains d’entre eux ont tendance à se marier à des non-Juifs.
Ainsi, beaucoup parlent d’Aliya vers Israël, mais plus nombreux sont ceux qui quittent Israël. Israël est reconnue mondialement pour la qualité de sa main d’oeuvre high-tech.
Mais ce titre a un revers : les jeunes ingénieurs savent trouver des propositions d’emplois bien mieux payés à l’étranger. S’ensuit un brain-drain ou fuite des cerveaux.
Selon une étude récente de la Manufacturers Association, plus de 25,000 ingénieurs israéliens ont émigré vers les Etats-Unis. Shraga Brosh, Présidente de la Manufacturers Association of Israel considère que cela équivaut à une perte brute d’environ 1,5 milliards de $ par an.
Shraga Brosh met ce brain-drain massif sur le dos du gouvernement et son désinvestissement dans la R&D. Nous rappelons tout de même qu’Israël se place n°1 mondial en terme d’investissements en R&D par habitant, mais ce n’est pas assez.
Ou plus précisément, ce n’est pas assez de la part du gouvernement car ces investissements en R&D sont issus du privé, essentiellement des 72 fonds de private equity qui font la force d’Israël. Quand au gouvernement, il se placerait seulement 17ème mondial en terme d’aide à l’investissements en R&D.
La Manufacturers Association souhaiterait au moins un geste du gouvernement israélien de plus de 500 millions de $ par an en R&D.
Une balance migratoire négative
Le Bureau des Statistiques (Central Bureau of Statistics – CBS) vient de publier des données très inquiétantes à ce sujet. En 2005 par exemple, l’émigration reste négative avec 21,500 départs, dont plus de la moitié n’est pas revenue.
Entre 1990 et 2005, quelques 230,000 Israéliens ont quitté le pays, soit 3,5% de la population ! Parmi ces émigrants israéliens, 58% n’étaient pas nés en Israël, et 25% étaient nés en ex-URSS.
-xl


