News: ISRAEL SOCIETE - Qui sont les responsables du commerce du sexe en Israël ? Rapport sur le profil des proxénètes en Israël.

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Par Sébastien Fortin à Tel-Aviv
Rubrique: Société
Publié le 13 décembre 2007 à 06:39

Le proxénète israélien typique est un homme de 40 ans, originaire de Russie, marié, avec un enfant, sans casier judiciaire et bien intégré. C’est le portrait dessiné par l’avocat Naomi Levenkorn, de la ligne directe pour les travailleurs immigrés, dans un rapport publié lundi : “Un autre envoi de Tashkent – Contour du proxénétisme israélien”

Le rapport est basé sur les dossiers de 325 proxénètes jugés depuis 1992. Ces dossiers se composent d’interrogatoires, de verdicts, de témoignages de victimes et de proxénètes.

Beaucoup a été écrit au sujet des femmes qui sont achetées et vendues pour l’industrie du sexe, mais c’est la première fois qu’une tentative a été faite pour dépeindre les responsables de ce commerce en Israël. Bien que le profil des proxénètes soit très varié (champion israélien de karaté, fils d’un survivant de l’holocauste…), ils ont souvent des éléments en commun.

Plus de 70% sont nés dans l’ex-Union Soviétique, et 90% sont des hommes. Sur les 10% de femmes proxénètes, 19% se prostituent. Les femmes proxénètes sont parfois plus cruelles que les hommes. Par exemple, une proxénète a empêché une de ses victimes de dormir pendant trois jours pour avoir été trop lente à faire le ménage.

L’âge moyen des proxénètes est de 40 ans, mais certains sont plus précoces comme ce jeune soldat qui venait de commencer son service militaire.

Près de 70% des proxénètes sont mariés ou ont une partenaire, ce qui ne les empêche pas de violer leurs victimes. La plupart du temps, le viol est présenté comme “un examen d’admission” ou un “contrôle de la marchandise”.

Les données révèlent que 42% des proxénètes ont un enfant, et 28% deux enfants. Dans certains cas, les enfants sont associés au “business”.

Près de la moitié des proxénètes n’ont aucun casier judiciaire. Ils occupent des postes aussi variés que : propriétaire d’un magasin de sucrerie à l’Opéra de Tel-Aviv, chauffeur de taxi, employé dans l’industrie alimentaire, instructeur dans un centre de remise en forme, chauffeur-routier, propriétaire d’un magasin de meubles… Parmi la liste des 325 proxénètes, neuf servaient dans l’armée israélienne.

Le rapport se penche également sur les loisirs des proxénètes. L’un d’entre eux était volontaire à la police et élevait un iguane. Un autre aidait le personnel de l’association des surveillants de prison. Un autre contribuait à l’organisation d’un gala de danse dans une école…—

SF

Source: Haaretz

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