News: Israël ALGERIE CRIF - Mohamed Cherif Abbas : l'homme du scandale. Faut-il vraiment s'intéresser à ce personnage du Moyen-Age ?
Par Daniel Rouach
Rubrique: Opinion
Publié le 29 novembre 2007 à 09:17
Bizarre. Au départ en première page du Figaro un article sur des propos d’un ministre d’Algérie totalement inconnu en France et qui lance une diatribe contre Nicolas Sarkozy et Enrico Macias.
Ensuite une suite sans fin d’articles sur les propos de l’individu. On appelle ça : “emballement médiatique à Trés Grande Vitesse ”.
Par la suite le Ministre algérien dément ses propos à la presse algérienne.
Les paroles d’un ministre algérien qui représente une Algérie du Moyen-Age nécessite-elle autant d’attention ? Les avis divergent.
Dans quelques temps ce triste individu va se présenter comme l’objet “d’attaques sionistes” et comme un homme qui est martyrisé par “l’entité sioniste et le Lobby judéo-américain”.
Pour Libération de ce jour : “il n’est pas innocent que les propos antisémites et anti-Sarkozy aient été tenus par Mohamed Chérif Abbas.
C’est ce dernier qui avait lu, le 6 mai 2005 à Sétif, au nom du président Bouteflika, un discours au lance-flammes sur les massacres commis en mai 1945, comparant notamment la France coloniale au nazisme et réclamant «un geste probant» qui «effacerait cette tache noire».
La loi du 23 février 2005, dont un article, proposé en catimini par des députés UMP, faisait l’éloge du «rôle positif de la colonisation», venait d’être adoptée par le Parlement français. Il a fallu un an pour l’annuler. Mais Chirac n’a jamais obtenu son traité d’amitié”.
EN SAVOIR PLUS :
Le Crif s’est dit “écoeuré par les propos grossièrement antisémites” tenus par le ministre algérien des Anciens Combattants, Mohamed-Cherif Abbas, et attend un “démenti sans ambiguïté des autorités algériennes”.
Dans un communiqué, le Crif indique avoir “pris connaissance avec accablement” de ses propos.
Le ministre algérien, dans des déclarations publiées par le journal El Khabar, a évoqué les “origines” du président Sarkozy, “attribuant son arrivée au pouvoir à l’action d’un lobby juif et s’est insurgé contre la venue du chanteur Enrico Macias (qui a renoncé à accompagner Nicolas Sarkozy) en Algérie”, rappelle le Crif.
“De tels propos fomentent la haine envers les Juifs et visent à retarder toute tentative de réconciliation entre la France et l’Algérie”, ajoute-t-il.
Le Crif “attend un démenti sans ambiguïté des autorités algériennes” et indique que “pour sa part, il ne renoncera pas à continuer d’approfondir le dialogue avec le monde musulman”.
Le président Sarkozy se rendra en Algérie en visite d’Etat du 3 au 5 décembre. Le chanteur pied-noir Enrico Macias devait l’accompagner mais a fait savoir qu’il renonçait à faire partie du voyage, estimant qu’il n’était pas le bienvenu dans le pays.—


