News: ISRAEL LITTERATURE - Mort de Norman Mailer né dans le New Jersey, dans une famille juive.
Par Israelvalley Desk
Rubrique: Culture
Publié le 10 novembre 2007 à 19:57
L’annonce de la mort de Norman Mailer ne laisse pas les Israéliens indifférents. Jamais anti-israélien, il a toujours détesté Sharon, “une brute”. Il n’a jamais mis les pieds en Israël.
Longtemps considéré comme l’enfant terrible de la littérature américaine, il a dominé la scène intellectuelle de son pays des années 50 à 70.
IsraelValley a retrouvé un texte rare où Mailer parle d’Israël : “I’ve never been in Israel…. For a basic reason, which is that I am always writing a book. To go to Israel would mean another book to write, and it would be an important book. It would take over all I am doing now, and what I am working on now is more important to me. Israel was such a small country when it began. If the Arab leaders had had any kind of human goodness in them, they could have said, these people have been through hell. Let’s treat them with Islamic courtesy, the way we are supposed to treat strangers. Instead they declared them the enemy. The Israelis had no choice but to become strong and to get allied with us. In the course of doing so, some of the best aspects of the Jewish nature—irony, the love of truth, the love of wisdom and justice, suffered internal depredations. Now, they treat the Palestinians as if the Palestinians were ghetto Jews”.
Selon tdg.ch : “Provocateur et chroniqueur acide de la société américaine, auteur d’une quarantaine d’ouvrages, Norman Mailer était né le 31 janvier 1923 à Long Branch, dans le New Jersey, dans une famille de la petite bourgeoisie juive. La guerre lui fournit la matière de son premier livre «Les nus et les morts» (1948). Avec ce roman au réalisme brutal, traduit en une vingtaine de langues, il devient célèbre à l’âge de 25 ans. Dans les années cinquante, Mailer partage la vie agitée du quartier new-yorkais de Greenwich Village et traverse une période de dépression à la suite d’échecs personnels. En 1969, il est candidat à la mairie de New York, deux ans après avoir été emprisonné pour avoir dénoncé l’engagement américain au Vietnam.
Obsédé par l’Amérique moderne, l’écrivain en fait une critique au vitriol dans ses ouvrages inspirés à la fois par l’actualité et par sa propre vie: «Un rêve américain» (1965), «Pourquoi sommes-nous au Vietnam?» (1967), «Les armées de la nuit» (prix Pulitzer 1969) et le «Prisonnier du sexe» (1971). Chacun de ses livres ou presque soulève des controverses: «Marilyn» (1973), «Le chant du bourreau» (prix Pulitzer 1980) roman reportage basé sur un fait réel et racontant le calvaire d’un criminel de sa naissance à son exécution, ou encore son dernier ouvrage «Un château en forêt» sur la jeunesse d’Hitler (2007). En 2006, il avait reçu à New York la Légion d’honneur, la plus haute distinction française”.—
Source: Tribune de Geneve




