News: Israël TOURS - Les tours de luxe poussent dans Tel-Aviv comme des champignons.

Oct 200704

Par IsraelValley Desk - H.A.
Rubrique: Immobilier
Publié le 4 octobre 2007

Les tours de luxe poussent dans Tel-Aviv comme des champignons. On est encore loin de New York, mais de petits îlots touchés par le syndrome du gigantisme voient le jour, tel le parc de Tsameret, dans le vieux quartier nord, où les déjà célèbres tours Yoo sont en voie d’achèvement.

Spécial TRIBUNE JUIVE de Hadassah Aghion
Environ quarante étages chacune, trois cents appartements livrés clés en main par le designer français Philippe Starck, elles ne sont que le point d’orgue d’un audacieux projet international relayé en Israël par le groupe Habas qui s’adresse aux bobos de la ville. À deux pas de la place Rabin, sur l’avenue Ibn Gvirol, la « G Tower » prend son envol avec des penthouses de rêve confiés aux architectes les plus en vue. Quinze tours sont en construction ou en projet, toujours plus au coeur même de Tel-Aviv. Deux nouveaux gratte-ciel sont en chantier boulevard Rothschild, trois autres sont programmés rue Hayarkon et sur la promenade Herbert Samuel au bord de la mer. Les tours Azrieli, qui ont incarné pendant plusieurs années le nouveau pôle de modernité architecturale de la ville, ne sont plus seules. Et la tour « Shalom », érigée en 1965, fait désormais figure d’ancêtre…

La ville la plus chère du Proche-Orient
Les nouvelles tours de luxe, poules aux oeufs d’or des grands constructeurs, sont devenues le symbole d’une « dolce vita » tel-avivienne qui semble coller comme un gant à la ville réputée la plus chère du Proche-Orient. Pour vivre les pieds dans un jacuzzi, devenir le voisin de l’ancien Premier ministre Ehoud Barak ou de Shari Arison, la femme la plus riche d’Israël, mieux vaut disposer de plusieurs millions de dollars. Les immeubles de prestige rivalisent de prestations et de raffinement pour séduire les futurs propriétaires. Mais cette débauche de luxe, accompagnée d’une flambée des prix de l’immobilier, repoussent peu à peu la classe moyenne à la périphérie. « Le fantasme de faire de Tel-Aviv un mini-Manhattan ne profite qu’aux promoteurs et aux riches », dénonçait récemment un éditorialiste de l’hebdomadaire Tel-Aviv. « Non seulement Tel-Aviv va devenir une ville de riches, mais en plus de riches qui ne vivent même pas en Israël. Est-ce que le centre doit être réservé à une population absente ? Un pourcentage important de milliardaires américains, suisses ou anversois achètent dans ces tours. La municipalité doit décider si la cité sera dédiée aux étrangers qui passent deux semaines par an dans leur appartement, ou si elle reste une ville pour les Israéliens », met en garde l’architecte Jeremy Biermann, qui a travaillé sur le programme d’urbanisme « Tel-Aviv 2000 ». Le New York Times n’a pas hésité à conseiller aux nantis américains de jeter leur dévolu non plus sur les Hamptons, la station balnéaire la plus chic de New York, mais sur Tel-Aviv, citant les projets des vedettes du design Philippe Starck et Richard Meier, ou encore de l’homme d’affaires Donald Trump qui construit un gratte-ciel de soixante-dix étages à Ramat Gan, banlieue limitrophe.

Source: http://www.tribunejuive.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=929&Itemid=1984

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