News: Bonnes fêtes de Roch Hachana. La célébration marque le Nouvel An du calendrier hébraïque
Par IsraelValley
Rubrique: Fêtes
Publié le 13 septembre 2007 à 08:43
Bonne et heureuse année 5768 pour tous nos lecteurs et amis. Roch Hachana est la célébration marquant le Nouvel An du calendrier hébraïque, c’est-à-dire l’année civile juive débutant le 1er Tichri, de la même façon que le 1er janvier marque la nouvelle année du calendrier grégorien.
Wikipedia :
Roch Hachana fixe la nouvelle année pour les gens, les animaux et les contrats légaux. La Michna distingue également ce jour pour le calcul des années ordinaires, des années sabbatiques et des années de Jubilé.
Yom Terou’a : Jour de la Sonnerie (du chofar)—c’est ainsi que la Torah (Lévitique 23:24 et Nombres 29:1) fait référence à ce qu’elle appelle le « 1er jour du septième mois », l’année biblique commençant le 1er Nissan.
La sonnerie du chofar reste de nos jours encore la tradition la plus caractéristique de Roch Hachana.
Yom HaDin : le Jour du Jugement , fixant, de manière non définitive, le destin de toute personne pour l’année à venir. La tradition rabbinique et la liturgie de la fête elle-même appuient elles-mêmes sur cet aspect : certains midrachim (récits allégoriques) décrivent Dieu siégeant sur Son trône, tandis que les livres contenant les actes de toute l’humanité sont ouverts pour « révision », et que chacun passe devant Lui pour évaluation de ses actes.
Cette fête est le premier des 10 jours de pénitence (souvent appelés Yamim Noraïm héb. « Jours redoutables », bien que plusieurs définitions en existent), les jours les plus solennels de l’année juive, s’achevant à Yom Kippour; les Yamim Noraïm sont précédés par le mois d’Eloul, durant lequel chaque Juif est supposé commencer un processus d’introspection et de repentance, ce procédé culminant lors des Jours Redoutables.
Yom HaZikaron : le Jour de la Remémoration (d’après l’une des lectures possibles de Lévitique 23:24), remémoration de la Terou’a, c’est-à-dire (interprétation rabbinique) de l’épisode dit de la Ligature d’Isaac, où la terou’a d’un chofar retentit pour la première fois. On commémore également les disparus, ainsi que la Création du Monde, ou de l’Adam (il y a controverse à ce sujet).
Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. Il sera pour vous Jour de la Terou’a. (Livre des Nombres 29:1)
L’Éternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël, et dis : Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, rappelé par/en souvenir de la Terou’a1 , une sainte convocation. Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu. (Lévitique 23:23-25)
La Bible est claire sur ce point, la sanctification de la néoménie (ce mois sera pour vous le premier des mois etc.) désigne le mois de l’Aviv (mois de l’orge, donc printemps) au cours duquel, outre l’évènement fondateur d’un peuple, débute la moisson de l’orge. Par contraste, le mois de Tishri (d’origine akkadienne tašrītu “Commencement”, de šurrû “commencer”) marque le début de l’automne et la fin des moissons, en clair, le début de l’année agricole, c’est-à-dire économique, commune à l’ensemble des peuples du Moyen Orient.
Les grands festivals étaient eux aussi réglés sur les saisons : l’Aviv sur la moisson de l’orge, le festival des récoltes sept semaines plus tard, fête de la récolte à la fin de l’année (voir Exode 23:14-17; Deutéronome 16:1-16).
Il semble donc vraisemblable que la nouvelle année (agricole) était célébrée depuis les temps anciens d’une façon particulière. C’est peut-être en ce sens qu’on peut comprendre Ezéchiel 40:12. S’il devait s’agir du 10 Tishri, c’est en ce jour que serait proclamé le début de l’année du Jubilé au son du chofar (Lévitique 25:9).
Selon la traduction de la Septante sur Ez. 45:20, des sacrifices spéciaux devaient être offerts le premier jour du septième mois comme le premier mois. De plus, il s’agissait d’une sainte convocation, où l’on ne faisait aucune œuvre servile (Lévitique 23:23-25, Nombres 29:1).
Si ces hypothèses sont avérées, ce jour n’était pas expressément appelé “jour du nouvel an”, mais il était considéré ainsi par les Juifs, et ce depuis une période très ancienne.




