SARAH TOURS: Voyage en Israel

SAVE THE DATE: Rencontres sur la Sécurité le lundi 16 novembre 2009 News: ISRAËL SPECIAL SCOLAIRE - LE BUSINESS DES COURS PRIVÉS EXPLOSE

sep02

Par Jacques Bendelac, à Jérusalem
Rubrique: Education
Publié le 2 septembre 2007 à 06:27

Un élève sur trois suit des cours particuliers pour augmenter ses chances de réussite scolaire.

Par Jacques Bendelac, à Jérusalem

Ce début de septembre marque, pour un million et demi d’élèves israéliens, le début de la compétition scolaire. A la clé: l’obtention du baccalauréat avec des notes suffisamment élevées pour être admis dans une université israélienne.

Or, la compétition est devenue particulièrement rude, notamment lorsque les classes sont surchargées. L’Education nationale israélienne a de plus en plus de mal à offrir à tous les enfants un enseignement de qualité. Et avec seulement 55% de réussite au baccalauréat israélien l’année passée, les parents vont sans doute accentuer leur demande de soutien scolaire pour leurs enfants.

Pour assurer la réussite scolaire de leur progéniture, les familles israéliennes doivent souvent se résoudre à faire appel à des cours privés de soutien scolaire.

En fait, le recours à des cours privés est répandu dans toutes les catégories sociales, des parents aisés aux quartiers les plus démunis, et pour tous les niveaux, de l’école primaire au baccalauréat.

On estime aujourd’hui que 35% des élèves israéliens du primaire et du secondaire font appel à des cours particuliers pour augmenter leur chance de réussite scolaire. L’année dernière, le marché des cours privés a réalisé un chiffre d’affaires supérieur à un milliard de shekels (180 millions d’euros).

Rien n’est donc négligé pour décrocher les meilleures notes possibles aux épreuves du baccalauréat afin d’intégrer les meilleures universités et les grandes écoles les plus cotées.

La pratique la plus courante est celle des cours particuliers donnés à domicile par les professeurs d’école. Bien que la loi israélienne interdise à un enseignant de donner un cours particulier à un élève de son propre établissement scolaire, la pratique semble courante. Pour l’enseignant, ce “marché-pirate” lui garantit un revenu supplémentaire non déclaré, alors que les parents auront la certitude d’avoir donné à leurs enfants les meilleures chances de réussite.

Pour les parents qui préfèrent rester dans la légalité, de nombreux instituts de formation proposent des cours de soutien et de préparation aux épreuves du baccalauréat. Les cours peuvent avoir lieu à domicile ou dans un centre d’études privé. Le prix varie selon la discipline, la région et l’enseignant: un étudiant demandera entre 60 et 80 shekels le cours, un professeur qualifié exigera jusqu’à 180 shekels le cours (30 euros).

La solution la plus économique est proposée par les centres communautaires qui, dans certains quartiers, organisent des cours de soutien pour des petits groupes de 3 à 4 élèves.

Imprimer cette page - Retour en haut de la page