News: Israël Emigration : le brain drain high-tech à destination des Etats-Unis et d'Asie s'accélère
Par David Rosenfeld
Rubrique: Hi-tech & innovation
Publié le 22 août 2007 à 06:52
Beaucoup parlent d’Aliya vers Israël, mais plus nombreux sont ceux qui quittent Israël. Israël est reconnue mondialement pour la qualité de sa main d’oeuvre high-tech.
Mais ce titre a un revers : les jeunes ingénieurs savent trouver des propositions d’emploi bien mieux payées à l’étranger. S’ensuit un brain-drain ou fuite des cerveaux.
Selon une étude récente de la Manufacturers Association, plus de 25,000 ingénieurs israéliens ont émigré vers les Etats-Unis. Shraga Brosh, Présidente de la Manufacturers Association of Israel considère que cela équivaut à une perte brute d’environ 1,5 milliards de $ par an.
Shraga Brosh met ce brain-drain massif sur le dos du gouvernement et son désinvestissement dans la R&D. Nous rappelons tout de même qu’Israël se place n°1 mondial en terme d’investissements en R&D par habitant, mais ce n’est pas assez.
Ou plus précisémment ce n’est pas assez de la part du gouvernement car ces investissements en R&D sont issus du privé, essentiellement des 72 fonds de private equity qui font la force d’Israël. Quand au gouvernement, il se placerait seuelement 17ème mondial en terme d’aide à l’investissements en R&D.
La Manufacturers Association souhaiterait au moins un geste du gouvernement israélien de plus de 500 millions de $ par an en R&D.
Une balance migratoire négative
Le Bureau des Statistiques (Central Bureau of Statistics – CBS) vient de publier des données très inquiétantes à ce sujet. En 2005 par exemple, l’émigration reste négative avec 21,500 départs, dont plus de la moitié n’est pas revenue.
Entre 1990 et 2005, quelques 230,000 israéliens ont quitté le pays, soit 3,5% de la population ! Parmi ces émigrants israéliens, 58% n’étaient pas nés en Israël, et 25% étaient nés en ex-URSS.
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