ACTUALITÉ CCFI: DÎNER ANNUEL DE LA CCFI AVEC CARLOS GHOSN - 8 DÉCEMBRE 2008 - 60 ANS D'ISRAËL News: Israël au SALON du BOURGET - Yaïr Shamir (fils de Itzhak Shamir), qui préside Israel Aerospace Industries est hyper-actif au Salon

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Par Daniel Rouach au Salon du Bourget
Rubrique: Aéronautique
Publié le 20 juin 2007 à 08:19

Impossible de manquer Yaïr Shamir de IAI lors de la visite du salon du Bourget. En général entouré d’un nombre important d’hommes d’affaires Américains et Russes le Président de iAI devient “LE” super-vendeur du groupe israélien lors du Salon du Bourget à Paris.

Natalie Harel a consacré récemment un article qui est paru dans l’Arche :” Comment l’esprit high-tech a-t-il gagné le jeune État ? Selon Yaïr Shamir (fils de l’ancien premier ministre Itzhak Shamir), qui préside le conseil d’administration du fleuron national IAI (Israel Aerospace Industries) tout en officiant au sein du fonds d’investissements Catalyst, la première explication est d’ordre géopolitique. Frappé d’embargo au lendemain de la guerre des Six jours de juin 1967, Israël n’a pas eu d’autre choix que d’investir massivement dans son industrie militaire.

« Des milliards de dollars ont été injectés dans l’industrie de la défense au cours des années soixante-dix. Lorsque les étudiants du Technion se frottaient à l’électronique ou l’informatique, c’était quasi exclusivement à usage militaire. Parallèlement, l’armée a créé des unités d’élite pour développer des outils technologique en interne. Des firmes comme IAI, Tadiran ou Elbit ont intégré ce savoir-faire. Avant de développer des activités dédiées au secteur civil » rappelle Shamir, qui s’est illustré à la tête de Scitex (systèmes graphiques par ordinateurs), l’une des premières sociétés à avoir percé dans la haute technologie non militaire.

À l’en croire, un autre facteur a alors joué un rôle clé dans l’émergence de cette « Silicon Valley bis » : la disponibilité du capital. « Au milieu des années quatre-vingt, plusieurs entrepreneurs israéliens ont compris qu’il était possible de lever des fonds sur les marchés boursiers et se sont tournés vers le Nasdaq. Puis le capital risque a pris le relais. Les idées les plus folles ont été financées dans ce pays qui a totalisé jusqu’à 3 000 jeunes pousses. Au cours de l’année 2000, les business angels ont investi 3,6 milliards de dollars dans la high tech israélienne sur fond d’optimisme absolu », poursuit Yaïr Shamir. La suite est connue. Une hausse vertigineuse des salaires dans le secteur, couplée à l’éclatement de la bulle Internet, a frappé de plein fouet les pépinières de Tel-Aviv, Herzlya, Yoknéam ou Haïfa. Sans pour autant remettre en cause le modèle économique « made in Israel ».-

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