News: Israël GUERRE ET PAIX - Israël et la Syrie se préparent-ils à la GUERRE ?
Par C.J.E.
Rubrique: Actualité
Publié le 7 juin 2007 à 09:20
Le ministre de la Défense, Amir Péretz, et le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, ont assisté, dans une base militaire du Néguev, à un exercice interarmées qui simulait notamment la conquête d’un « village syrien ».
Le général Ashkenazi a expliqué que les forces israéliennes se préparaient « à tout scénario, que ce soit sur le front sud ou le front nord ».
M. Péretz a quant à lui souligné que ces préparatifs ne reflétaient pas une quelconque intention, ni syrienne ni israélienne, de se lancer dans un conflit armé. « Nous considérons les manœuvres syriennes comme des manœuvres défensives », a ajouté le ministre de la Défense.
Le processus qui risque de mener Israël à une guerre contre le Syrie a commencé peu après la fin de la deuxième guerre du Liban, rappelle l’éditorialiste Amir Rappaport dans le Maariv.
Le président syrien, Bachar Assad, a alors appelé à reprendre les négociations avec Israël mais, dans le même temps, a menacé de guerre si Israël refusait de restituer à la Syrie le plateau du Golan.
Ces propos du président syrien ont donné lieu à trois approches au sein des services de renseignements israéliens : Le général Yossi Baidetz, directeur du département de la recherche des renseignements militaires, affirme que Bachar Assad cherche véritablement à entamer un processus de paix avec Israël.
Face à lui, le directeur du Mossad, Meir Dagan, estime qu’Israël ne doit surtout pas se laisser entraîner dans les manigances ourdies par Assad qui ne cherche qu’à alléger la pression dont il fait l’objet de la part de la communauté internationale.
Le général Amos Yadlin, chef des renseignements militaires a, lui, adopté une position intermédiaire en recommandant d’entamer des pourparlers avec les Syriens, même si les chances que cela aboutisse sont faibles.
Le problème le plus grave, écrit Amir Rappaport, est que ce sont les Etats-Unis, et non Israël, qui décideront de l’ouverture ou non de négociations avec Damas.
Ces dernières années, en effet, la coordination avec les Etats-Unis n’est plus simplement un élément important de la politique israélienne, c’est devenu un règle qu’il est interdit de transgresser.
Et ainsi, Israël se retrouve entraîné dans le sillage de la politique américaine.
Or, pour des raisons principalement liées au soutien accordé par Damas à leurs ennemis en Irak, les Etats-Unis n’ont toujours pas donné le feu vert à Israël pour entamer des négociations avec la Syrie. C’est pourquoi, à l’heure actuelle, les deux pays se préparent à la guerre.
Il est peu probable qu’une guerre éclate cet été, conclut Amir Rappaport, toutefois, si le processus actuel se poursuit, un conflit éclatera tôt ou tard. Le seul moyen de l’empêcher est de répondre à l’appel syrien et d’entamer le dialogue. Nul ne pardonnera aux dirigeants israéliens si une guerre éclate sans que l’option diplomatique n’ait été explorée./.-


