News: ISRAEL BOYCOTT UNIVERSITAIRE - BIENTOT LA FRANCE VA T-ELLE BOYCOTTER ISRAEL ? Comment lutter contre le boycott britannique ?
Par Daniel Rouach
Rubrique: Boycott
Publié le 3 juin 2007 à 09:07
De nombreux universitaires Français ont contacté notre rédaction pour demander si le boycott britannique va s’élargir à la France.
Notre réponse : rien ne le laisse présager pour l’instant. Pas de signes avant-coureurs. Malgré les efforts de groupuscules palestiniens qui sont très actifs sur les sites internet spécialisés (de bonne qualité visuelle en général!), le climat en France n’est pas à l’importation du conflit israélo-palestinien dans les universités. Les conflits intérieurs des palestiniens absorbent toutes leurs forces.
Israelvalley a reçu de nombreux commentaires après la parution de notre information sur le boycott agressif et injuste provenant des universitaires britanniques qui veulent écarter Israël du monde universitaire et de la recherche mondiale.
Il faut savoir que les Universitaires en question qui sont en général d’un excellent niveau à titre individuel, ne proviennent cependant pas des meilleures Universités britanniques comme la London School of Economics, Oxford, Cambridge,...
Reste une question : faut-il boycotter les boycotteurs britaniques ?
En Israël de nombreux milieux universitaires s’organisent assez tardivement cependant pour répliquer au boycott d’Israël par les Anglais.
Selon Guysen à Tel-Aviv :”Le parti Kadima veut mobiliser les universitaires américains contre le boycott académique d’Israël décidé par la Grande-Bretagne. Les ministres de la formation ont envisagé cette option et ont décidé de confier à Tsipi Livni, chef de la diplomatie israélienne, la charge de centraliser la lutte contre ce fléau. Eli Yishaï organisera un débat spécial sur les boycotts britanniques à l’égard d’Israël. Le ministre de l’Industrie et du Commerce entend lutter contre le boycott académique décidé par l’Union des professeurs d’universités britanniques (UCU) et contre les menaces d’embargo à l’égard des produits israéliens formulées par le plus grand syndicat de fonctionnaires britanniques (UNISON)”.
L’Union des professeurs d’universités britanniques, comprenant 69 000 membres qui a appelé au boycottage des universitaires israéliens pour protester “contre l’occupation sans relâche de la Cisjordanie” est puissante et aucun lobby anti-boycott n’a eu le pouvoir de l’arrêter. La seule manière de stopper un syndicat aussi puissant : arrêter brutalement les subventions publiques britanniques aux Universités qui boycottent Israël.
Autre danger, selon un site ouvertement anti -israélien : “Le plus grand syndicat au Royaume-Uni, UNISON, votera sur une proposition de boycott des produits israéliens lors de leur réunion annuelle en juin. Le syndicat, avec ses 1,4 million membres, représente les fonctionnaires du Royaume-Uni. Si le syndicat adopte la proposition de boycott des produits et des services israéliens, il sera le plus important syndicat au monde à avoir adopté le boycott”.
Commentaires du site Suisse letemps.ch
“Le sang de plusieurs politiques britanniques n’a fait qu’un tour pour condamner cette mesure. Le ministre travailliste Denis MacShane a jugé cette décision «totalement déplorable» d’autant que les «universitaires israéliens ont été parmi les plus critiques du gouvernement israélien».
Le député conservateur Iain Duncan Smith fustige cette «tentative pathétique de démolir l’éthique académique». Le Financial Times est encore beaucoup plus dur. Dans un éditorial, il estime que la «seule notion de boycottage académique est intrinsèquement absurde». Le quotidien britannique, pourtant critique à ses heures de l’attitude du gouvernement israélien par rapport à l’extension des colonies juives en Cisjordanie, déplore par ailleurs le deux poids deux mesures: «Pourquoi dès lors ne pas bannir les universitaires russes, tchétchènes, chinois ou indiens du Cachemire?”-
Source: http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&contenuPage=&article=208464&quickbar=


