News: FRANCE ISRAEL - VICTOIRE de SARKOZY - Les israéliens s'attendent à un nouvel équilibre plus favorable à Israël
Par Daniel Rouach à Tel-Aviv
Rubrique: Politique
Publié le 6 mai 2007 à 19:57
En Israël, c’est avec un réel soulagement et une grande joie contenue que les milieux politiques ont appris la victoire de Nicolas Sarkozy.
L’ancien Premier Ministre d’Israël Benjamin Netanyahu, s’est “félicité de l’élection de M. Sarkozy. C’est une bonne nouvelle pour les relations entre Israël et la France. Sarkozy est un ami d’Israël, et un ami personnel, et veut oeuvrer à la paix et à la sécurité d’Israël”.
Le candidat préféré des franco-israéliens et des milieux politiques a toujours été Nicolas Sarkozy qui connaît très bien le pays et la Communauté juive de France.
Ce soir Nicolas Sakozy a annoncé la création d’une union méditerranéenne, appelant les peuples de la Méditerranée à «surmonter les haines pour laisser la place à un rêve de paix».
Ségolène Royal a toujours été une “célèbre inconnue” qui a cependant été appréciée lors de son dernier passage en Israël malgré les critiques venant de France. Vu d’Israël, Ségolène Royal n’a jamais eu une position claire et limpide sur le Moyen-Orient et cela avait inquiété les milieux politiques.
Le premier homme d’Etat au Moyen-Orient a avoir salué la victoire de N. Sarkozy est le président égyptien Moubarak qui a félicité le nouveau Président, et l’a assuré de “la poursuite de l’excellence de la relation franco égyptienne”.
La politique de la France vis à vis de l’IRAN, au LIBAN et surtout en SYRIE est essentielle pour les israéliens. Nicolas Sarkozy avait donné des précisions sur ses positions.
Un organe de presse a bien résumé la situation en Israël : “Les hommes politiques israéliens sont persuadés que de toute façon cela sera positif pour l’Etat hébreu. Ils parlent de rééquilibrage, c’est à dire de meilleure prise en compte des arguments d’Israël notamment dans le conflit palestinien”.
NICOLAS SARKOZY sur ISRAEL et LA PALESTINE :
“Je suis viscéralement attaché à l’indépendance de la France et de l’Europe vis-à-vis de quelque puissance que ce soit. Et je déplore que l’Union européenne ne fasse pas preuve de davantage d’unité, de réalisme et d’autonomie dans ses relations économiques et commerciales avec les autres régions du monde, comme dans sa politique étrangère et de défense.
Je ne vois pas là d’incompatibilité avec le fait de considérer les Etats-Unis comme une grande démocratie avec laquelle nous avons beaucoup de valeurs communes et des liens historiques indéfectibles. Pas plus que je ne vois d’incompatibilité entre la reconnaissance du droit des Palestiniens à disposer d’un Etat viable et le fait de considérer la sécurité d’Israël comme non négociable.
Cela fait-il de moi un “atlantiste”, un “pro-israélien” et un “pro-américain” ? C’est une lecture qui à tout le moins manque de la plus élémentaire subtilité”.


