News: Israël - Demain l'éditorial de Mati Ben Avraham - Pourquoi la Haganah, l'Irgoun et le Lehi s'étaient-ils entre-déchirés ?
Par Mati ben Avraham
Rubrique: Histoire
Publié le 22 avril 2007 à 10:20
Maurice Fajerman, ancien combattant volontaire étranger de la guerre d’Indépendance : ” Cette guerre n’aurait peut-être pas été gagnée sans la contribution de tous les volontaires venus du monde entier.”
Par Mati Ben-Avraham
C’était en 1984. Dans le cadre de mon émission ” les carnets de l’histoire” à Kol Israël, la radio publique, je poursuivais une recherche sur les mouvements clandestins, recherche entamée à la 1ère chaîne de télévision quatre ans plus tôt.
Une question me tarabustait : pourquoi ces mouvements – la Haganah, l’Irgoun et le Lehi – s’étaient-ils entre-déchirés au lieu de faire front commun (hormis une courte période) pour pousser les britanniques vers la sortie? Au détour d’un entretien, mon interlocuteur me lança : ” Et le commando français, vous connaissez?”. Le commando français? Première nouvelle! Il griffonna un nom et un numéro de téléphone sur un bout de papier. Quelques jours plus tard, j’étais reçu, à l’état-major, par le général Gad Navon grand rabbin de Tsahal. Il n’était pas seul. A ses côtés, deux hommes, l’un de Beer-sheva, l’autre d’Ashdod. Trois anciens de ce commando français dont je n’avais trouvé trace dans les volumes d’histoire de la guerre d’Indépendance, publiés par le ministère de la Défense. Et du coup, je touchais du doigt un pan de cette guerre, laissé dans l’ombre, celui de la contribution décisive des volontaires étrangers, juifs et non juifs. Près de 4000 hommes et femmes, dont 630 français et francophones, venus de 44 pays, à l’appel de Ben-Gourion, pour empêcher le premier “politicide” de l’histoire. Car c’est bien de cela qu’il s’agissait de la part des pays arabes : rayer de la carte un Etat nouvellement créé par une décision de la communauté internationale (en date du 29 novembre 1947). Aujourd’hui, ceux du MAHAL (Mintnadvé Houtz Laharetz) ont pignon sur rue. Ils sont regroupés dans l’association World Machal, dont le siège est à Tel Aviv. Le 25 avril 1993, le premier ministre et ministre de la Défense, Ytzhak Rabin, leur a rendu un vibrant hommage. Maurice Fagerman (*) est le président de la branche française du World Machal. En 1948, lui et son frère Bernard, à l’insu de leurs parents, se sont portés volontaires. Bernard sera tué en combat, près de Negba, le 17 octobre 1948. Maurice ne l’appendra que trois jours plus tard.-




