News: Israël LES RICHES - Shari Arison a soutenu son mari, accusé de harcèlement sexuel. Il purge actuellement une peine de prison
Par Hadassah Aghion - T.J.
Rubrique: Les riches
Publié le 17 mars 2007
Shari Arison fait régulièrement les gros titres de la presse économique et people. Les Israéliens disent de la femme la plus riche du pays qu’elle est née avec « une louche en or dans le berceau »…
Contrairement à Gaydamak, Levaïev et consorts, la milliardaire, 49 ans, n’a pas bâti un empire financier de ses mains, mais l’a hérité de son père, l’homme d’affaires israélo-américain Ted Arison, décédé en 1999.
Ce dernier a fait fortune dans les années 1970 à la tête de Carnival Cruise, leader mondial du marché de la croisière maritime. Ted Arison a eu la judicieuse idée de populariser ce loisir, longtemps réservé à une élite.
C’est le frère de Shari, Micky Arison, qui préside le groupe Carnival aux États-Unis, d’une valeur de 40 milliards de dollars. La fortune de Shari est estimée à 5,5 milliards de dollars, qui lui ont valu une 84e place dans le classement de Forbes.
Aux commandes de la Holding Arison, créée par son père, Shari Arison contrôle le capital de la banque Hapoalim, la compagnie israélienne Housing & Construction, ainsi que le groupe de télécommunications Eurocom, distributeur exclusif des mobiles Nokia et Panasonic en Israël.
La femme d’affaires s’occupe aussi de la Fondation Ted Arison, qui mène une politique de mécénat en faveur de plusieurs institutions du pays : 25 millions de dollars de donations par an. Shari Arison, rattrapée par l’ombre de son père, cherche cependant toujours à se réaliser.
Elle a voulu créer une chaîne de télévision axée sur le new age, pour lequel elle se passionne, mais n’a pas réussi à mobiliser suffisamment d’investisseurs. Bill Clinton a failli être de la partie !
Femme de poigne, elle a soutenu son mari Ofer Glaser (le troisième), accusé en 2005 de harcèlement sexuel. Il purge actuellement une peine de prison ferme. Shari, de son côté, surmonte la tempête entre Miami et Tel-Aviv, où elle a acheté un nouveau penthouse pour plus de 13 millions de dollars. L’héritière n’en est pas à sa première crise. Lors du licenciement de neuf cents employés de la banque Hapoalim en 2004, elle n’avait pas supporté la campagne de la centrale syndicale Histadrout : « Shari rit quand neuf cents familles pleurent », et avait fait ses valises pour la Floride avec ses quatre enfants.
Source: Tribune Juive






