News: ISRAEL JUSTICE - L'Ancien doyen de la Faculté de droit de l'université de Tel-Aviv est nommé Ministre de la Justice
Par Mati Ben Avraham
Rubrique: Droit & fiscalité
Publié le 7 février 2007 à 08:08
Le professeur Daniel Freedman, 71 ans, est l’un des meilleurs spécialistes, au plan mondial et non seulement israélien, du Droit et plus spécialement du Droit public.
Ancien doyen de la Faculté de droit de l’université de Tel-Aviv, il a également enseigné à Harvard, publié de nombreux ouvrages et articles. Le prestigieux Prix Israël est venu récompenser, en 1991, l’ensemble de son œuvre.
Un juriste de grand talent donc, qui depuis de nombreuses années se consacre à l’enseignement d’une part et à la recherche, d’autre part. Et à une critique acerbe du système judicaire en place. C’est là que, pour d’aucun, le bât blesse.
Et de rappeler sa diatribe, voici peu de jours, contre la décision du tribunal de paix ayant jugé l’ancien ministre de la Justice, Haïm Ramon, coupable d’attentat à la pudeur, maltraitant la police, le parquet, les juges!Et de rappeler aussi ses diatribes contre la Cour suprême, ses appels à une réforme tant du mode de nomination des juges à la Cour suprême qu’à celle des juges en général.
Un contestataire, donc, venant de surcroît du monde universitaire, classé au centre mais sans attaches politiques. Bon, il a milité au parti Dach, entre 1974 et 1977.
Placé à la 120ème place sur la liste – la place d’honneur – Daniel Freedman avait démissionné au lendemain des élections. Le voici au pied du mur. Avec une cheville entravée : sa nomination passe pour un acte de représaille du premier ministre contre le pouvoir judiciaire.
Son ami Ramon bien sûr, mais aussi lui-même qui est sous le coup de possibles poursuites judiciaires. Sans oublier son fidèle d’entre les fidèles, le ministre des Finances. Et sa directrice de cabinet.
Le temps de la suspicion n’épargne rien, ni personne… Le nouveau ministre de la Justice devra, dans un premier temps, témoigner de son indépendance d’esprit. Qui n’est pas la moindre de ses qualités.
Et puis, dans un deuxième temps, s’imposer en tant qu’homme de conviction mais aussi de dialogue pour explorer le champ des possibles avec ses différents interlocuteurs, à la police, au parquet, à la Cour suprême. Car tout le monde s’accorde sur un point : des réformes s’imposent pour redynamiser un système judiciaire qui donne des signes d’essoufflement.-




