News: Israël Nature - LA POLLUTION en Israël - La rivière Alexander est très polluée et dangereuse pour les écosystèmes
Par Daniel Rouach
Rubrique: Nature
Publié le 14 janvier 2007 à 10:54
Israël, en matière de protection de la nature, fait assez souvent jeu à peu près égal avec la RUSSIE, CHINE. En effet, malgré des efforts considérables sur le plan juridique pour mettre en place des règlements sérieux pour protéger la nature, la réalité est loin des catalogues de TOURISME.
Les cours d’eau du Nord du pays sont souvent des poubelles à l’air libre. La presse israélienne est fatiguée de signaler des manquements à la règle.
UN MINISTRE a bien une responsabilité… Mais dispose d’un pouvoir égal à celui d’un fonctionnaire de troisième rang. Aucun parti “vert de vert” n’a émergé dans le pays.
De temps à autre un projet ressort d’une boîte à papier qui est très (trop!) beau sur le papier.
Tel est le cas de ce projet publié par ISRAEL 21C :
Un projet de restauration des cours d’eau transfrontaliers a été mis sur pied par les Israéliens et les Palestiniens. Il doit durer 3 ans et ses recommandations finales seront publiées en juillet 2007. C’est donc une équipe conjointe israélo-palestinienne qui est à pied d’œuvre pour restaurer la qualité de l’eau non seulement de la rivière Alexander, mais encore des 15 cours d’eau qui sillonnent à la fois à travers les Territoires palestiniens et Israël.
L’équipe est composée de 14 chercheurs issus de l’Institut Arava côté israélien et de l’Organisation de l’Environnement et de l’Eau (sise à Bethlehem) côté palestinien. Elle est dotée de 1 million de dollars qui proviennent de la Coopération Régionale du Moyen-Orient, un programme de USAID.
Le groupe se réunit régulièrement et a concentré ses travaux sur deux cours d’eau particulièrement pollués qui traversent des centres de population importants à la fois en Israël et dans les Territoires palestiniens : il s’agit donc de la rivière Alexander, longue de 40 km, qui passe à travers Naplouse et débouche à Netanya, en Israël ; et de la rivière Hebron, qui passe comme son nom l’indique à Hebron, puis s’écoule dans le rivière Besor à Beer Sheva, dans le Néguev israélien, qui continue dans la bande de Gaza avant d’arriver à la mer.
Les chercheurs ont réparti 15 stations de contrôle le long des deux rivières (6 sur Alexander et 9 sur Hebron) et ont enregistré la qualité et le flux de l’eau. Lior Asaf, hydrologue et le coordinateur scientifique du projet côté israélien, affirme que c’est la première fois que la qualité de l’eau de ces deux rivières est contrôlée.
L’origine de la pollution est variée et provient tant des Israéliens que des Palestiniens : la rivière Alexander, mentionne le rapport annuel du projet, souffre des rejets d’eaux usées non traitées de Naplouse, Tulkarem et autres villages, des décharges, des usines de cuir… De plus, entre octobre et décembre, la presse des olives pour la fabrication de l’huile produit des déchets polluants. En Israël, la pollution provient des eaux d’égout (à la fois traitées et non traitées), des étangs de poisson et des effluents industriels.
Depuis 1995, 12 millions de dollars ont été dépensés pour restaurer la rivière Alexander, et Israël y a même installé un complexe de traitement des eaux usées. En 2003, Israël a reçu le Riverprize award international en Australie pour cette initiative. Malgré cela, la rivière est encore très polluée, impropre à l’utilisation humaine et dangereuse pour les écosystèmes.
La rivière Hebron ne va guère mieux : la source majeure de pollution provient des eaux usées de Hebron. Mais y participent également l’implantation juive de Qiryat Arba, la ville d’Ofakim dans le Néguev, les industries de Dimona et parfois celles de Beer Sheva et de Ramat Hovav.
L’équipe israélo-palestinienne en est au dernier volet du programme et développe les bases pour une stratégie efficace de restauration des rivières en Israël et dans les Territoires palestiniens. « Nous ne sommes pas seulement en train de faire un rapport ou un enquête déclare Lior Asaf, nous préparons une véritable feuille de route pour faire avancer les choses. »
Le projet nécessite une grande coopération entre les équipes palestiniennes et israéliennes, et Lior Asaf affirme que les chercheurs travaillent extrêmement bien ensemble. « A coup sûr, vu de la perspective de ‘faire la paix’, l’initiative dépasse les attentes des participants » stipule le rapport annuel.
En mai, les chercheurs prévoient de tenir un atelier à Akaba, en Jordanie, et d’y inviter des politiciens israéliens et palestiniens. « Nous avons eu des réactions positives jusqu’ici » déclare Lior Asaf.-




