Oct 6

Sciences et Bible - Pour quelle raison la Bible commence-t-elle par la lettre Beth ? Le voyage dans le temps et le Big Bang

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Gerald Shroeder,professeur au M.I.T. | Culture

Le Talmud et les commentateurs semblent dire que chacun des six jours de la Genèse a une durée régulière de 24 heures.

Gerald Shroeder, professeur au MIT.

Les sources classiques Juives nous expliquent qu’avant le commencement nous ne savons pas réellement ce qu’il y a. On ne peut décrire ce qui précède l’univers. Le Midrach pose la question: " Pour quelle raison la Bible commence-t-elle par la lettre Beth ? ". La raison en est que la lettre Beth (qui s’écrit un peu comme un C à l’envers) est fermée de tous les cotés à l’exception du coté qui indique la direction avant. On ne peut donc dire ce qu’il y avait avant mais seulement après.

Na’hmanide, le Cabaliste, va plus loin. Il dit que bien que les jours aient une durée de 24h00 chacun, ils contiennent " kol yemot ha-olam " toutes les époques et tous les secrets du monde.

Na’hmanide dit qu’avant l’univers, il n’y avait rien … puis soudain la création tout entière apparaît sous la forme d’une graine minuscule. Il donne une dimension à cette graine: quelque chose de tout petit équivalent à une graine de moutarde. Il dit encore que cela fut la seule création physique. Il n’y a pas eu d’autre création physique; les autres créations furent d’ordre spirituel et concernèrent le Néfèch (l’âme animale) et la Néchama (l’âme humaine). La création d’une minuscule graine fut la seule création. Toute la matière de base nécessaire à la création de tout le reste était contenue dans cette graine. Na’hmanide en fait la description suivante: " dak me’od, ein bo mamach " – totalement minuscule, sans substance. Cette graine, qui bien que minuscule et sans essence, est devenue matière à mesure qu’elle s’est dilatée comme nous le savons.

Na’hmanide écrit plus loin: " Micheyech, yitfos bo zman " – Lorsque cette matière s’est formée à partir de cette substance sans substance, le temps a pris forme. Non pas “a commencé”, le temps ayant été créé au tout début mais “a pris forme”. L’horloge Biblique démarre lorsque la matière s’est condensée et figée à partir de cette substance si ténue au point qu’elle n’avait pas d’essence.

La Science a démontré qu’il n’existe qu’une seule "substance sans substance "qui peut se transformer en matière. C’est l’énergie. La fameuse équation d’Einstein E = MC2 nous apprend que l’énergie peut se transformer en matière. Et à partir du moment où elle devient matière, le temps prend forme.

Na’hmanide a fait là une déclaration phénoménale. Je ne sais pas s’il connaissait les lois de la Théorie de la Relativité. Mais nous, nous les connaissons. Nous savons que l’énergie – telle que les faisceaux de lumière, les ondes radio, les rayons gamma ou bien les rayons x – se déplace à la vitesse de la lumière, c’est à dire à la vitesse de 300 millions de mètres par seconde. A cette vitesse là, le temps ne s’écoule pas. L’univers était âgé mais le temps n’a pris forme que lorsque la matière est apparue. Cette période temporelle avant que l’horloge de la Bible ne démarre a durée 1/100000ième de seconde. Un temps infime certes, mais durant ce temps l’univers s’est dilaté partant de la taille d’une graine minuscule pour atteindre environ la taille du Système Solaire. A partir de ce moment, la matière apparaît et le temps commence à s’écouler. L’horloge démarre à cet instant.

Lorsque la Bible nous dit qu’il y eut " un soir et un matin, Jour Un ", c’est pour nous donner un enseignement quant à la perspective que la Bible a du temps. Einstein a prouvé que le temps varie d’un endroit à l’autre de l’univers, de même la perspective qu’on en a dépend de l’endroit où l’on se situe. La Bible déclare qu’il y eut " un soir et un matin, Jour Un ".
Si donc la Torah avait considéré le temps selon l’époque de Moïse et du mont Sinaï, longtemps après qu’ait vécu Adam, le texte n’aurait pas utilisé l’expression Jour Un, car à l’époque du mont Sinaï des millions de jours s’étaient déjà écoulés. Et puisqu’un temps considérable s’était écoulé par rapport au Jour Un, le texte se devait d’employer l’expression “un Premier Jour”. Lors du second jour de la Genèse, la Bible mentionne “un second jour” parce qu’il y avait déjà eu un jour premier par rapport auquel une comparaison était possible. Lors du second jour, on peut parler de “ce qui s’est produit lors du premier jour”. Par contre, lors du premier jour, on ne peut pas parler de “ce qui s’est produit lors du premier jour” parce que premier implique une comparaison supposant l’existence d’une série. Et justement il n’y avait pas de série. Tout ce qu’il y a eu c’est un Jour Un.

Même si la Torah avait considéré le temps selon l’époque d’Adam, le texte aurait employé l’expression “un premier jour” car c’est selon ces dires qu’il y a eu six jours. La Torah utilise l’expression “Jour Un” parce qu’elle regarde en avant à partir du début. Elle pose la question: quel est l’âge de l’univers et elle répond: il est de six Jours. On compte le temps jusqu’à Adam et on obtient Six jours. Nous, nous regardons en arrière et nous disons que l’âge de l’univers est de 15 milliards d’années. Cependant lorsque les scientifiques affirment que l’univers a 15 milliards d’années ils savent bien par ailleurs qu’il y a quelque chose qui n’est jamais dit. Ce qui n’est jamais dit c’est que l’univers a 15 milliards d’années vu du cadre spatio-temporel dans lequel nous existons. Telle est la conception qu’Einstein a de la relativité.

L’élément clé est que la Torah regarde en avant dans le temps depuis un cadre spatio-temporel très différent du notre à une époque où l’univers était très petit. Ensuite il y a eu une expansion de l’univers. L’espace s’est dilaté et c’est cette dilatation qui a produit un changement dans la perception du temps.

Imaginons que nous remontions des milliards d’années en arrière au commencement du temps. Supposons donc qu’à ce moment là, lorsque le temps a pris forme, il y avait une communauté intelligente (ceci est totalement fictif). Supposons que cette communauté intelligente disposait d’un laser et qu’elle s’est mise à émettre des impulsions de lumière: à chaque seconde d’intervalle une impulsion de lumière, puis une autre et encore une autre toujours à une seconde d’intervalle. Supposons que des milliards d’années plus tard grâce à une antenne satellite nous recevions sur terre cette impulsion lumineuse. Sur cette impulsion de lumière (la transmission d’information sur onde lumineuse c’est ce qu’on appelle la transmission sur fibre optique) est imprimé le message suivant: " je vous envoie une impulsion toutes les secondes ". Puis une seconde s’écoule et une autre impulsion est émise.

La lumière voyage à la vitesse de 300 millions de mètres à la seconde. Par conséquent les deux impulsions lumineuses sont séparées à l’origine par 300 millions de mètres. Elles voyagent à travers l’espace pendant des milliards d’années pour atteindre la terre des milliards d’années plus tard. Mais, un instant. L’univers est-il statique ? Non. L’univers est en expansion. C’est la cosmologie de l’univers et cela veut donc dire qu’il est en expansion dans un espace vide situé à l’extérieur de l’univers. Cependant il n’y a pas d’espace à l’extérieur de l’univers. L’univers est en expansion du fait de la dilatation de l’espace. Qu’est-il donc arrivé à ces impulsions de lumière qui ont voyagé durant des milliards d’années alors qu’il y a eu expansion de l’univers? Ces impulsions se sont trouvées de plus en plus distantes les unes des autres du fait justement de la dilatation de l’espace entre ces impulsions. Lorsque des milliards d’années plus tard, la première impulsion arrive, on s’exclame: " Oh, une impulsion ! " Avec écrit dessus: " je vous envoie une impulsion toutes les secondes ". Là, vous appelez tous vos amis et vous attendez l’impulsion suivante. Mais arrive-t-elle une seconde plus tard ? Non ! Une année plus tard ? Probablement pas non plus. C’est peut-être des milliards d’années plus tard. Car ce qui va permettre de mesurer la dilatation qui s’est produite c’est le temps qu’aura passé l’impulsion de lumière à voyager à travers l’espace. Ceci relève de la cosmologie commune.

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