News: Israël France Sciences - La coopération INSERM-Technion fera-t-elle des Nobels ?

Oct 200604

Par John O'Brian
Rubrique: Universités, sciences et r&d
Publié le 4 octobre 2006

Les liens scientifiques entre la France et Israël s’améliorent fortement avec la création commune d’Insertech.

L’INSERM, institut national de la santé et de la recherche médicale, regroupe 13,000 employés dont plus de 2.000 chercheurs et dispose d’un budget annuel de 600 millions d’euros. L’INSERM a choisi l’Institut du Technion à Haïfa comme associé israélien. Ce premier accord important de coopération universitaire signé par la France et Israël marque une nouvelle étape, notamment pour le domaine de la recherche embryonnaire et des cellules souches. Le prof. Christian Bréchot, Directeur de l’INSERM, aura travaillé dûr depuis 2001 avec ses collègues israéliens afin d’accomplir cette avancée.

L’INSERM collabore avec plus de 350 sociétés pharmaceutiques, biotechnologiques et biomédicales qui ont donné naissance à plus de 1000 accords de collaboration et de transfert de technologie. Mais Prof. Christian Bréchot l’avoue, la France n’a pas reçu de Prix Nobel depuis bien longtemps et la réussite des Israéliens, notamment dans la culture des cellules souches est de nature à inspirer les Français.

En effet, récemment, les Prof. Lior Gepstein et Itskovitz-Eldor du Technion sont devenus les premiers au monde à créer des cellules de muscles du cœur fonctionnelles à partir de cellules souches et transplantées avec succès dans des coeurs de porc comme pacemakers biologiques. Cette réussite ouvre des possibilités phénoménales pour soigner les cœurs humains endommagés.

Ainsi l’INSERM a-t-elle sauté sur l’occasion de collaborer avec le Prof. Joseph Itskovitz-Eldor du centre médical Rambam au Technion. Cet accord de coopération est le fruit d’ue collaboration amicale de longue date entre le Prof. Itskovitz-Eldor et le Prof. Daniel Aberdam de l’Université de Nice.

Daniel Aberdam travaille avec son équipe de l’INSERM de Nice sur la production de peau en culture à partir de cellules souches embryonnaires indifférenciées. Ses brevets devraient ouvrir la voie à la première « peau de rechange » et révolutionner la chirurgie réparatrice, notamment pour les brûlures, et la chirurgie esthétique.-

xl

Source: Israel Valley

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