News: CENSURE INTERNET - 15 pays sont sur la liste noire des députés européens. Israël ne pratique pas de censure

Jul 200608

Rubrique: Hi-tech & innovation
Publié le 8 juillet 2006

Le Parlement européen a adopté une résolution dénonçant les pays “considérés comme des ennemis de la liberté d’expression en ligne” et des entreprises qui collaborent au système de censure organisée sur l’internet. L’Union Europénne vient donc de dire exactement le contraire de Amnesty International en ce qui concerne Israël.

15 pays sont sur la liste noire des députés européens: l’Arabie Saoudite, le Bélarus, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Iran, la Libye, les Maldives, la Birmanie, le Népal, l’Ouzbekistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan, et le Vietnam.

Concernant les entreprises, “des sociétés comme Yahoo!, Google ou Microsoft sont d’accord pour censurer leurs services en suivant des instructions données par le gouvernement chinois et que d’autres entreprises, comme Secure Computing et Fortinet, fournissent aux gouvernements de Tunisie et de Birmanie les moyens de censurer l’internet”, peut-on lire dans la résolution.

Les eurodéputés soulignent que “Cisco Systems a fourni à la police de ces pays des équipements permettant de surveiller les internautes et que Yahoo! collabore depuis plusieurs années avec le système judiciaire chinois”.

Ils épinglent également France Télécom qui avec sa filiale Wanadoo a récemment annoncé le lancement d’un service conjoint avec l’opérateur tunisien Planet Tunisie, “alors que le gouvernement tunisien a décidé de rendre inaccessibles tous les sites de l’opposition dans le pays”.

Ce que nous écrivions dans IsraelValley en Juin 2006 :

Israël, acteur de la “répression internet” ?
Dans une déclaration en total décalage avec la réalité, Amnesty International a décidé de mettre Israël, l’Iran et la Chine dans le même panier.

Yves GrandMontagne – “Amnesty International fête ses 45 années de lutte pour les droits de l’homme. Elle profite aujourd’hui de sa tribune, et de ses 1,8 millions de bienfaiteurs et supporters déclarés dans le monde, pour dénoncer la menace que fait peser la censure en ligne sur la liberté.

L’organisation dénonce plus particulièrement la répression Internet qu’elle a constaté en Chine, en Iran, en Israël, aux Maldives, en Tunisie et au Vietman. Elle dénonce la fermeture des cybercafés, la surveillance des chats, la suppression des blogs, ainsi que la saisie des ordinateurs.

Mais surtout, elle appelle à la libération des cyberdissidents emprisonnés pour avoir exprimé leur opinion politique en ligne.

«Internet est un grand et puissant outil. Nous voyons les gouvernements censurer les accès à l’Internet ou espionner les gens qui ont des conversations sur la démocratie et la liberté», a déclaré Kate Allen, directrice d’Amnesty International pour la Grande-Bretagne.

«J’appelle les gouvernements à cesser les restrictions injustifiées à la liberté d’expression et les entreprises à cesser de les aider à faire cela.»

Et l’association d’adapter sa stratégie «People Power» visant à faire pression sur l’opinion internationale à l’âge du numérique: elle invite tous les internautes à signer une pétition en ligne qui sera présentée à la prochaine réunion de l’ONU sur le futur de l’Internet qui se tiendra en novembre prochain.

La nouvelle démarche d’Amnesty International fait plus particulièrement écho aux affaires de censure et de répression qui secouent le Web, comme en Chine où les géants de l’Internet ont admis qu’ils collaboraient avec le gouvernement chinois, pour protéger le déploiement de leur business sur ce vaste marché, tellement prometteur”

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