News: URGENT - Boycott Universitaire d'Israël en Grande Bretagne. Un risque de boycott en France par effet de propagation ?
Par Dan Assayah
Rubrique: Universités, sciences et r&d
Publié le 30 mai 2006
Le NATFHE (National Association of Teachers in Further and Higher Education – Association Nationale des professeurs de l’enseignement supérieur et continu) a voté pour un boycott universitaire à l’égard d’Israel.
A Jérusalem un premier “silence” assourdissant à fait suite à cette décision. Cependant la Ministre de l’Education Youli Tamir a critiqué le vote anglais. L’ambassadeur israélien à Londres Tzvi Hefetz a également assuré que “cette politique du NATFHE isolera ses membres et ses étudiants plutôt que les universités israéliennes.”
A trop parler du boycott les israéliens risquent d’en faire indirectement la promotion. Ceci explique le demi-silence des israéliens qui s’activent principalement en coulisse.
En réalité les israéliens ne sont pas trop inquiets des conséquences de ce vote. Peu de projets universitaires vont être annulés.
Le NATFHE est le plus grand Syndicat de professeurs et de maitres de conférence britannique. Il représente 67.000 membres. Le boycott devrait toucher les conférenciers et les universités israéliens qui “ne déclarent pas publiquement leur opposition à la politique israélienne dans les territoires”.
Selon des sources “contrairement au boycott précédent, qui visait deux établissements spécifiques, la motion actuelle fait référence à tous les conférenciers et à tous les établissements universitaires israéliens”.
A la suite de cette décision la “Fédération des Syndicats des Professeurs et Employés des Universités Palestiniennes” et la “Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël” se sont déclarés heureux de la décision des universitaires britanniques de boycotter Israël.
La motion a été votée et acceptée, aprés de longues discussions et débats, par le conseil du NATFHE en Congrés à Blackpool.
Pour mémoire en France, l’Université de Lille (nord de la France), l’Université Paris VI- Pierre et Marie Curie (UPMC) avaient voté le 16 décembre 2002 une motion de boycott.
Les autorités israéliennes et françaises, ainsi que la communauté juive et des syndicats étudiants français avaient réagi avec fermeté.
Le boycott n’a jamais été mis en place en France. Bien au contraire : les israéliens et français collaborent de plus en plus depuis trois ans.
Nous en profitons pour citer Kofi Annan :
“La seule voie qui offre quelque espoir d’un avenir meilleur pour toute l’humanité est celle de la coopération et du partenariat”


