Jun 8

ISRAELVALLEY - Le salaire brut moyen en Israël s'est élevé à 9.121 shekels en mars 2012, en baisse de 1,9% en termes réels

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Jacques Bendelac (Jérusalem)

La baisse des salaires n’est jamais une bonne nouvelle, surtout lorsque les prix continuent d’augmenter. Selon l’étude publiée hier à Jérusalem par l’Institut de la Statistique, le salaire brut moyen en Israël s’est élevé à 9.121 shekels en mars 2012, en baisse de 1,9% en termes réels sur un an. Voilà longtemps que l’on n’avait pas observé une baisse tendancielle du salaire réel en Israël. En revanche, le nombre de postes de travail est en hausse: l’effectif de salariés s’est monté à 3,08 millions en mars dernier, soit une progression de 1,7% en rythme annuel.

Des rémunérations en baisse. Au premier trimestre de 2012, le salarié israélien gagnait, à prix constants, 1,9% de moins qu’à la même période de l’année précédente. Mais la crise du pouvoir d’achat ne touche pas de la même façon toutes les catégories de salariés. C’est dans l’industrie que la baisse des salaires est la plus forte (- 4,5%) ainsi que dans la finance (- 3,9%) et le commerce (- 3,8%). En revanche, le salaire continue de monter pour les salariés de l’éducation (+ 2,1%), de l’électricité et de l’eau (+ 2,4%).

Des emplois en plus. La baisse des salaires observée depuis le début de l’année s’est accompagnée d’une augmentation des effectifs de salariés: + 1,7% en rythme annuel au premier trimestre 2012. Dorénavant, Israël comptait 3.081.300 salariés israéliens et 96.600 travailleurs étrangers. Au premier trimestre de cette année, c’est dans la fonction publique que les effectifs ont augmenté le plus vite (+ 4,4%) ainsi que dans l’éducation (+ 4,2%) et la santé (+ 3,7%). En revanche, les effectifs sont en baisse dans la restauration (- 2,6%) et les transports (- 1%).

Des inégalités sectorielles. Les écarts de salaires restent très prononcés entre les différents secteurs de l’économie israélienne. La palme du meilleur salaire revient au salarié de la Compagnie nationale d’Electricité avec 23.548 shekels par mois. En revanche, le salarié de la restauration se contente de 4,192 shekels par mois, soit 5,6 fois moins que dans le secteur le plus généreux (Eau et Electricité).

Jacques Bendelac (Jérusalem)