EDITO: ISRAËLVALLEY SONDAGES : LE LIKOUD CARACOLE EN TÊTE, TOUT EN FAISANT DU SURPLACE…
Par Mati Ben-Avraham
Publié le 13 février 2012
Il faut bien entendu manier les derniers résultats avec des pincettes, dans la mesure où les paramètres sont des plus fluctuants. En fait, le paysage politique israélien est en recomposition, rien donc n’est établi avec certitude et nul, mais vraiment nul, n’est en mesure de jauger de l’impact sur l’électeur de, par exemple, le rapport du Contrôleur de l’Etat sur la tragique catastrophe du Carmel. Ce qui est certain, cependant, c’est que si l’humeur de l’électorat se maintenait, Binyamin Netanyahou aura du mal à dégager une majorité cohérente.
Le Likoud, en effet, fait la course en tête, avec plusieurs longueurs d’avance sur ses suivants. Il est crédité de 28 mandats, soit son score de 2009, à un mandat près. En 2ème position apparaît le parti travailliste (15/16 élus), suivi de Yair Lapid (13/14), Israël Beytenou (12/13), Kadima (10/13), Shass (8), Judaïsme de la Tora (6), Meretz (5), Arie Déry (3/5), Union nationale (4), Parti National Religieux (2), les partis arabes totalisant 11 mandats tandis que Indépendance, le parti du ministre de la Défense, Ehud Barak, disparait du spectre politique. (1)
Faisons le compte : l’actuelle majorité plafonnera à 57 mandats, 61 si l’Union nationale rejoint ses rangs. L’opposition n’est pas mieux lotie, 48 mandats en ne tenant pas compte des partis arabes. La seule coalition solide qui se dégage de ces résultats : Likoud-Lapid-Kadima-Israël Beytenou-Déry, soit 73 mandats. Et si Binyamin Netanyahou décide de consacrer son prochain mandat à 1) des réformes structurelles conduisant à une réduction progressive des écarts sociaux et, 2) à un accord de paix avec les palestiniens, il pourra s’adjoindre le parti travailliste. A l’arrivée : 89 mandats. Bon là, nous entrons dans la science-fiction…
(1)La fourchette donnée entre parenthèses tient à la distribution des madats, selon que Tzipi Livni ou Shaul Mofaz préside aux destinées de Kadima. Le flou s’est enncore accentué avec l’entrée en lice d’un 3ème candidat à la présidence du parti, l’ancien ministre Avi Dichter.






