EDITO: ISRAËLVALLEY-SONDAGES : EN CAS D’ELECTIONS ANTICIPEES, LA REDUCTION DES ECARTS SOCIAUX PESERA SUR LE CHOIX DES ELECTEURS.
Par Mati Ben-Avraham
Publié le 10 février 2012
Ils sont 88% a estimer que la présente législature n’ira pas à terme (1). Pour qui voter, alors ? Pour 82% de l’électorat juif, le volet social sera prédominant quant au choix du parti. Suivent la Défense (77%), Etat et religion (66%), l’avenir des territoires (62%), les candidats figurant sur la liste (55%), les chances du parti d’entrer dans une coalition gouvernementale, les chances du parti a former ce nouveau gouvernement (50,5%), et le nombre de femmes figurant sur la liste du parti (32%).
La réduction des écarts sociaux est également placée en tête des priorités du futur gouvernement par 34% des personnes interrogées. Loin devant le renforcement des forces militaires (20%), un accord de paix avec les palestiniens (17%), les appartements à loyer modéré (13%). Les droits et devoirs des religieux ultra-orthodoxes, la séparation argent-pouvoir, ou encore l’amélioration de l’image de marque du pays n’intéressent que médiocrement les israéliens : 5% et moins. A noter que 64% se sont déclarés favorables à une reprise des manifestations sociales, comme celles de l’été dernier.
Autre sujet abordé : faut-il maintenir notre présence dans les territoires en disputation si celle-ci conduit à une perte de la majorité juive ? Une forte majorité (76%) s’est prononcée pour un Etat d’Israël à majorité juive. Et 63% ont repoussé l’idée d’un Etat binational où la composante juive serait minoritaire. Ils sont cependant 54% à estimer que la poursuite de la mainmise sur ces territoires ne portera pas atteinte au caractère démocratique et juif de l’Etat.
(1) Ce sondage a été réalisé par les professeurs Ephraïm Yair et Tamar Hermann pour l’Institut israélien de la démocratie.






