EDITO: ISRAËLVALLEY : NATHAN ECHEL, DIRECTEUR DE CABINET DE BINYAMIN NETANYAHOU, ACCUSÉ D’HARCELEMENT A L'ENCONTRE D'UNE SECRÉTAIRE…
Par Mati Ben-Avraham
Publié le 26 janvier 2012
L’affaire fait la une des médias depuis 48 heures. Pour trois raisons. Et d’une, l’accusé est l’homme fort de l’équipe entourant le premier ministre. Général de brigade de réserve, religieux pratiquant du courant PNR (Parti National religieux) dont il a dirigé le journal Hatzofé, Nathan Eshel a été également membre du conseil d’administration de ma chaine de supermarchés Hariboua Hakarol, puis directeur général-adjoint du quotidien gratuit Israël Hayon (Israël aujourd’hui).
Et de deux, la qualité de ses accusateurs : Zvi Hausner, secrétaire général du gouvernement, Yoaz Handel, chef du service des relations publiques de la présidence du Conseil et le général Yohanan Locker, secrétaire militaire du premier ministre. Et de trois, avant de porter l’affaire devant le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Winstein, les trois hommes ont pris conseil auprès du prédécesseur de celui-ci, Meni Mazouz, quant à la marche à suivre.
Un cas de figure inédit, donc, à ce niveau de la direction de l’Etat. Une plainte a été déposée auprès de la direction générale de la fonction publique. De l’enquête menée par celle-ci découlera ou non le transfert du dossier à la police. Nathan Eshel est accusé d’harcèlement à l’encontre de l’une des secrétaires du cabinet du premier ministre.
Il n’est pas question d’harcèlement sexuel à ce stade de l’affaire. Plutôt une obsession qui a amené le directeur de cabinet de Binyamin Netanyahou à violer systématiquement la vie privée de la jeune femme : filatures, vérifications du courrier électronique, des sms reçus ou envoyés… Le climat délétère ainsi créé autour de la jeune femme était tel qu’il a finalement amené les trois hauts fonctionnaires à briser la loi du silence.
Les trois hommes ont décidé de ne pas informer Binyamin Netanyahou quant à leur démarche. Pour ne pas l’impliquer directement. Il n’empêche, le premier ministre sera en première ligne rapidement. Ce n’est un secret pour personne que la sérénité n’est pas la chose la mieux partagée du côté de la présidence du Conseil. Les journaux font leurs choux gras de ces racontars qui bruissent. Ce qui fait désordre. Et question !






