EDITO: ISRAËL-HAMAS : GUILAD SHALIT ENTAME SA QUATRIEME ANNEE DANS UNE GEOLE, QUELQUE PART DANS LA BANDE DE GAZA.
Guilad Shalit n’est qu’un pion dans la stratégie d’ensemble du Hamas…
Par Mati Ben-Avraham
Publié le 25 juin 2009
ISRAËL-HAMAS : GUILAD SHALIT ENTAME SA QUATRIEME ANNEE DANS UNE GEOLE, QUELQUE PART DANS LA BANDE DE GAZA.
Par Mati Ben-Avraham
Israël s’était retiré de la Bande de Gaza, au mois d’août 2005, qui devenait ainsi le premier territoire à passer entièrement sous souveraineté palestinienne. Dans le droit fil de la logique d’Oslo.
Le 25 juin 2006, à 5h40, un groupe armé de huit hommes s’infiltrait en territoire israélien, utilisant un tunnel creusé sous la frontière, non loin de Kerem Shalom, attaquait une unité de surveillance de la ligne frontière, tuait deux soldats, en blessant trois autres, s’emparait d’un quatrième, blessé à l’épaule, pour le ramener dans la bande de Gaza. Mahmoud Abbas était le président de l’Autorité palestinienne, Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement…
Trois ans donc que le caporal Guilad Shalit croupit, quelque part, dans la bande de Gaza. Trois ans que les négociations indirectes menées entre Israël et le Hamas aboutissent à autant d’impasses.
Pour une seule raison : Guilad Shalit n’est qu’un pion dans la stratégie d’ensemble du Hamas, qui vise à l’établissement d’une république islamiste sur l’ensemble de la Palestine. Les dirigeants de ce mouvement intégriste ont fixé un prix. Vous payez ou vous êtes réticent : c’est votre problème!
Et de fait, depuis trois ans, la société israélienne se déchire à propos de la marche à suivre. Au point qu’une commission spéciale a été mise sur pied pour définir une sorte de code de comportement de l’Etat en semblable cas de figure. Présidée par l’ancien président de la Cour suprême, Meir Shamgar, elle vient de déposer ses conclusions. Ce qui promet de nouveaux déchirements. En substance : le temps des largesses n’a plus de raison d’être. Une conclusion qui entérine ce qui peut sembler, à priori, une vérité de la Palisse : le Hamas, tout le Hezbollah d’ailleurs, n’est pas l’Egypte, ni la Syrie. Ce n’est pas qu’il méconnaisse les conventions internationales quant aux prisonniers de guerre, il s’en fiche. Ce n’est pas sa tasse de thé, comme on dit.
Le temps de l’impuissance, face à une organisation qui se place hors des règles, non seulement pour Israël, mais aussi pour tous les pays démocratiques, pour toutes les organisations internationales, l’ONU en tête, la Croix-Rouge internationale ensuite.
Les têtes qui se hochent, les regards qui se détournent, les épaules qui se haussent avec lassitude illustrent tristement les limites d’une société ouverte face à ses ennemis.—






