EDITO: ISRAEL - Attentat de Jérusalem - les services de sécurité n'ont rien vu venir. Pour la deuxième fois!

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La ville est encore sous le double choc.

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Par Mati Ben-Avraham

Celui causé par l’annonce de l’attentat sur les radios, relayé rapidement par les images en direct des télévisions. Mais surtout, alors que les commentaires se succédaient sur fond de véhicules broyés, d’abribus aplati, d’autobus convulsionnés, de sauveteurs en action, d’ambulances sirènes hurlantes, le choc des images même du Caterpillar, ce monstre tout en puissance en action dévastatrice, filmées principalement par des cellulaires de 3ème génération et plus.

Y compris la scène du policier en civil, sautant sur le marchepied de l’engin, faisant feu sur le chauffeur. Comme au cinéma. Mais ce n’était pas du cinéma. Et cette réalité là vous explosait au visage.

Sans filtre. Difficile à avaler. D’autant plus que l’attentat a eu lieu rue Yafo, la principale artère de la capitale, à quelques 350 mètres du Mahané Yéhouda, le principal marché de la ville. Presque en face de l’ancien hôpital Sharei Tzedek, aujourd’hui siège de l’Office public de RadioTélévision.

Là où cette artère n’est plus que moitié, l’autre partie étant en chantier, pour cause de pose des rails du futur tramway. Circulation serrée, dense à cette heure de la journée.

Le chauffeur, un Palestinien domicilié dans l’un des villages jouxtant Jérusalem, Tsour Baher. Titulaire d’une carte d’identité israélienne. La bleue, comme on, dit par ici. Qui lui permettait d’aller où bon lui semblait.

Tout comme l’auteur de l’attentat perpétré au Mercaz Harav le 6 mars de cette année, venant lui aussi de Tsour Baher. Certes, son passé judiciaire est impressionnant, mais c’était celui d’un voyou, d’un délinquant d’une envergure limitée. Mais sans relation avec les groupes terroristes. Tout comme l’autre. Et c’est la raison pour laquelle les services de sécurité n’ont rien vu venir. Pour la deuxième fois!

Alors, acte d’un déséquilibré, qui y a vu le moyen de gagner le paradis des vierges dociles? Ou agent dormant, recruté en dehors du cercle islamiste habituel ? Actionnable à distance, le moment venu, avec totale liberté d’action? Un électron libre. La question s’était déjà posée le soir du 6 mars.

Le Hamas a salué l’attentat, le justifiant par l’oppression israélienne. Mais sans l’endosser. Du côté de l’Autorité palestinienne, la perplexité règne.—

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