Israël Société – Témoignage : Tel Aviv à l'heure des célébrations nationales

Rubrique
Société
Par
Michel Debus
Publié le
24 avril 2007
Mots-clé
Célébration fête israël indépendance souvenir
Source
israelvalley.com

De la journée du souvenir à la célébration de l’indépendance, il règne ces jours-ci à Tel Aviv une ambiance unique, pleine de tristesse et de joie…et surtout de partiotisme.

FFF

Lundi matin, la vie s’était arrêtée l’espace d’une minute lorsque la sirène a retenti. Sur la route, les voitures s’arrêtaient et leur conducteur sortait du véhicule, se tenant debout, tête baissée. Dans les supermarché, les clients posaient leur panier et restaient eux aussi debout, silencieux, tête baissée. Tout ce figeait la durée de cette sirène, une minute. Dès celle-ci terminée, la vie reprenait son cour, presque comme si de rien était.

Toute la journée, les télévisions n’ont fait que diffuser les témoignages des familles des victimes. Dans ce pays qui était en guerre il n’y a même pas un an, le sentiment de dette vis-à-vis de ceux qui ont péri est immense.

Pourtant, le soir même, Tel Aviv avait changé de visage. Le lieu même qui avait accueilli la cérémonie du souvenir était devenu le centre des festivités. Sur le Kikar Rabin, la place de l’hôtel de ville, qui porte le nom de l’illustre homme d’état qui y fut assassiné, des centaines de jeunes et de moins jeunes s’étaient rassemblés pour fêter le 59ème anniversaire de l’indépendance de l’état d’Israël.

Sur l’estrade, les chanteurs se succédaient les uns aux autres et diffusaient des musiques anciennes et nouvelles qui ont marqué la société israélienne. Vers minuit, lorsque la chanteuse a commencé à fredonner l’air du fameux chant « Mashiah! », l’excitation de la foule, qui comprenait un grand nombre de jeunes israéliens religieux, était à son comble. Je glissais dans l’oreille de mon ami « On dirait une grande bar mitsvah! » et celui-ci me répondait avec un sourire « oui, sauf que cette fois, toute la famille est là! ».

Un peu plus loin de la scène, à l’autre bout de la place, les camions du « Magen David Adom for Great Britain, France and Israel » profitaient de l’ambiance patriote pour accueillir ceux qui voulaient donner leur sang.

Mais où étaient les jeunes de plus de vingt ans? Mes amis israéliens me conseillèrent d’aller plus vers le sud, du côté de Florentine, Neve Tsedek, les quartiers historiques de Tel Aviv à la lisière de Jaffa. Ce que j’y vis me rappelais avant tout la « fête de la musique » à Paris. Tous les 100 mètres, je tombais sur une nouvelle rue pleine à craquer de jeunes qui dansaient sur de la musique techno. Les voisins dansaient sur les balcons, les toits. D’autres avaient emmené leur barbecue et vendaient des sandwichs et des bières à la sauvette.

Mardi matin, la ville somnolait encore et tentait de récupérer des fêtes de la veille. Sur la promenade, un groupe de religieux du courant « Nachman » dansaient courageusement sur de Beaucoup ont sorti leurs barbecue et pique-niquent en famille. L’ambiance est à la détente…en attendant les nombreux concerts qui sont encore prévu pour mercredi soir!

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