Dans le domaine orthopédique, leur bienfaiteur se nomme Samuel Bar. Le créateur de l’entreprise Comodo (« confort » en latin) Technologies est en en négociations avancées avec le Ministère de la Défense pour remporter un contrat permettant de mieux chausser des centaines de milliers de soldats en uniformes…
Un projet dont la phase pilote vient de recevoir un feu vert. Spécialiste de management industriel, Samuel Bar n’a jamais cessé d’évoluer dans l’univers du chaussant.
« Mes parents étaient fabricants d’accessoires pour la profession, et enfant, j’ai passé le plus clair de mon temps dans leur boutique de chaussures », raconte le fondateur de la « start up » localisée à Petah Tikva.
En 2004, après avoir testé des dizaines d’appareils permettant de donner une pointure exacte, Samuel Bar lance son prototype : une machine permettant de visualiser le pied du client en trois dimensions, de le confronter à un modèle de chaussure lambda, et de recommander au besoin une semelle correctrice spécialement conçue pour élargir ou rétrécir la référence choisie.
« Selon une récente étude réalisée par des fabricants auprès de 4 000 adultes, 60% de la population étudiée ne bénéficie pas d’un confort orthopédique maximal, et sur ce pourcentage, 35% des individus souffrent d’être mal chaussés », indique le patron de Comodo.
Face à ce constat, une marque telle que Timberland a commencé à proposer l’été dernier une batterie de semelles permettant d’adapter la largeur de ses modèles.
Avec sa machine qui sera disponible en libre service, l’objectif de Comodo est d’offrir ce traitement VIP à tout type de consommateur et pour toutes les marques.
« La personnalisation est une tendance forte dans la mode », sourit Samuel Bar.
La société compte toute d’abord proposer ses services aux sites spécialisés dans la vente en ligne de chaussures, qui sont confrontés à un taux de retour élevé (de l’ordre de 30%), notamment en raison des problèmes de mesure et des variations de tailles d’un modèle à l’autre.
« Pour l’heure, seulement 3% des ventes du secteur se font au travers Internet : avec notre système de mesure automatisé, ce taux devrait être multiplié par deux ou trois », explique Samuel Bar qui souhaite investir dans plusieurs « mini cabines de mesure » situées dans des centres commerciaux, de façon à permettre aux internautes de se créer un pied virtuel, et de communiquer leurs données.
Comodo compte également approcher en direct- les spécialistes de la chaussure fermée de confort – l’Italien Geox, le Danois Ecco, ou encore le Français Mephisto – afin de proposer sa machine et ses « adaptateurs » dans leurs points de vente
Autre niche jugée porteuse : le marché des secteurs en uniformes. « Dans le domaine militaire (armée ou police) ou celui les transports, les employés travaillent souvent dans des conditions extrêmes avec un seul modèle de chaussure. Du coup, ce type commanditaires nous offriraient une caution intéressante », explique Samuel Bar.
Affichant un chiffre d’affaires prévisionnel de 10 millions de dollars d’ici à trois ans, Comodo n’a reçu pour seule aide qu’une enveloppe de 40 000 dollars du programme de promotion « Tnufa start up », un fonds du Ministère de l’Industrie israélien.
Mais Samuel Bar qui a injecté 1 million de dollars dans l’affaire, souhaite en priorité trouver des partenaires industriels, avant de passer à la phase des investissements marketing.






