ACTUALITÉ CCFI: SAVE THE DATE : 8E RENCONTRES ÉCONOMIQUES ET TECHNOLOGIQUES - 17 NOVEMBRE 2008 Economie: Israël trouve dans la mondialisation la source de sa compétitivité

Rubrique
Economie
Par
Michaël Beck
Publié le
8 janvier 2007
Mots-clé
economie Israel mondialisation
Source
IsraelValley

Israël s’inscrit de plus en plus dans la mondialisation: le pays voit dans ce phénomène une fantastique opportunité. Privées de marché intérieur important, les entreprises israéliennes doivent très vite « penser international ».

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Tout d’abord, Israël profite d’une population très internationale. Plus du quart des israéliens sont nés à l’étranger (35% des juifs). Dans de nombreux cas, les réseaux diasporiques restent vivaces et favorisent les échanges commerciaux. En particulier, tout comme l’Irlande et l’Inde, Israël a grandement compté sur sa diaspora américaine (en l’occurrence, les juifs américains) pour renforcer son économie. Cette tendance est extrêmement visible par exemple dans le domaine du capital risque : l’Etat hébreu, à travers le programme Yozma (1992), a spécifiquement construit son capital-risque (aujourd’hui le deuxième au monde) sur le savoir-faire américain.

A l’inverse de la France qui peut vendre ses produits sans entrave dans l’Union Européenne, les entreprises israéliennes doivent compter sur l’étranger. Autrement dit, sans mondialisation et commerce international, Israël n’aurait jamais pu développer une économie aussi performante.

Cette faiblesse est également une force. Ainsi, du fait de ses faibles ressources et des besoins importants de son industrie militaire, Israël n’a pas pu subventionner ses industries moins compétitives – comme c’est le cas dans de nombreux pays riches. Du coup, l’adaptation s’est faite dans la douleur. Le déclin des kibboutzim, affectés par un prix de l’eau prohibitif, a laissé la place à une industrie de haute technologie extrêmement compétitive.

Alors que la plupart des pays en développement souffrent de lourds déficits commerciaux (du fait par exemple des importations de pétrole et d’automobiles) ; Israël profite, grâce à ses exportations technologiques, d’une balance des paiements positive ($2,2 milliards en 2006).

Dans ce contexte, l’annonce par la banque d’Israël d’une accélération de l’ouverture de l’économie israélienne est avant tout positive : l’état hébreu trouve de plus en plus sa place dans l’économie mondiale.

Les investissements directs étrangers en Israël sont en très forte progression de +135% en 2006. Comme l’a soulignée la Banque d’Israël, les investissements productifs (notamment achats d’entreprises israéliennes par des étrangers et développement de filiales en Israël) se sont élevées à $13,183 millions. Les investissements de portefeuille (achat d’actions et de bonds israéliens par des étrangers) se sont élevés à $7,9 millions en progression de +80%.

Il faut également souligner que les Israéliens investissent eux aussi de plus en plus à l’étranger. L’année passée, les entreprises israéliennes ont par exemple investi $12,3 millions sous forme d’investissement direct étrangers. C’est une hausse de plus de +400% par rapport à 2005.

Même si ces chiffres sont très positifs pour l’état hébreu, cette croissance s’accompagne – comme dans la plupart des pays en développement – d’une très forte hausse des inégalités sociales. En effet, alors que les niveaux chômage en France (8,7%) et en Israël (8,3%) sont comparables, le niveau de pauvreté en 2006 est de 22% en Israël contre 11% en France.

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