Sans surprise, les trois plus grosses opérations de l’année furent réalisées par des multinationales basées en Californie, dans la Silicon Valley. En plus de renforcer l’axe Israël-Californie, ces opérations confirment la place incontournable prise par l’état hébreu dans de nombreux secteurs d’avenir comme les logiciels et les mémoires flash. La plus grosse opération de l’année à été le rachat par HP du fabricant israélien de logiciels Mercury pour $4,5 milliards. Suivent le rachat de M-Systems par SanDisk pour $1,55 milliards et de Lipman par VeriFone pour $783 millions.
Devrait-on en conclure que tous les fleurons de l’industrie high-tech israélienne passent sous le giron étranger ? Il est très difficile de répondre à cette question. Les marchés de haute technologie sont en train d’acquérir une certaine maturité qui se traduit par une difficulté de plus en plus grande pour les jeunes entreprises israéliennes de devenir grandes avant de se faire racheter par les géants étrangers.
Toujours est-il qu’Israël est devenu un centre mondial important dans de nombreux secteurs, ce qui contraint les géants mondiaux (citons par exemple Google, Microsoft, Intel, Network Appliance, AOL et McAfee en 2006) à y investir beaucoup d’argent dans des activités de Recherche et Développement. Le pays fourmille d’entreprises à forte croissance et ces rachats par des entreprises américaines sont perçus dans l’état hébreu comme un signe de force et de bonne santé.
Dans tous les cas, et hors des acquisitions par les étrangers, les start-ups israéliennes semblent se porter très bien : en 2006, 20 entreprises de haute technologie sont entrées en bourse et ont levé près de $693 milliards sur le marché des capitaux aux USA, en Europe, Asie et en Israël. Il faut souligner en particulier l’entrée en fanfare sur le marché AIM de Londres du fabricant israélien de logiciels de jeux Playtech, qui a levé $460 millions. Du côté du Nasdaq, Allot Communications a levé $78 millions et Incredimail, $49 millions.
La haute technologie continue donc à tirer la croissance et l’emploi en Israël. La banque d’Israël vient de relever ses prévisions de croissance pour 2006 à 4,8% contre 4,6% initialement prévu. En 2007, celle-ci devrait se maintenir d’après elle autour de 4,6%. Le chômage quant-à lui reste en baisse et devrait atteindre 8,1% de la population active en 2007 contre 8,5% actuellement.



